La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès du Tribunal de première instance de Tunis a rejeté, jeudi 26 mars 2026, toutes les demandes de libération provisoire et renvoyé l’examen de ces requêtes à la séance du 15 mai prochain, dans l’affaire dite des réseaux d’embrigadement, selon Mosaïque FM.
Cette procédure d’envergure nationale implique plus de 800 personnes à divers niveaux, dont huit actuellement en détention. Les suspects sont poursuivis pour une série d’infractions à caractère terroriste, notamment : constitution d’une entente terroriste, mise à disposition de compétences au profit d’une organisation terroriste, adhésion volontaire sur le territoire national à une organisation terroriste, utilisation du territoire tunisien pour recruter et envoyer des individus à l’étranger en vue de commettre des actes terroristes, financement de voyages à des fins terroristes, ainsi qu’incitation au départ vers des zones de conflits.
Peines revues à la baisse en appel, dont celle d’Ali Laarayedh
En février 2026, la justice a révisé les peines prononcées en première instance. Les premiers verdicts qui s’échelonnaient entre 18 et 36 ans, assortis de mesures complémentaires, ont été réduits à des peines allant de trois à 28 ans de réclusion.
Parmi les principaux condamnés figure Ali Laarayedh, ancien ministre de l’Intérieur et ancien chef du gouvernement, qui a été condamné en appel à 24 ans de prison, contre 34 ans prononcés en première instance. La cour a également réduit les peines de plusieurs autres prévenus : Fethi Beldi à 22 ans au lieu de 26, Abdelkarim Laâbidi, ancien chef de la brigade de protection des avions, à 22 ans au lieu de 26, Noureddine Gandouz à 28 ans contre 36, Lotfi Hamami à 24 ans au lieu de 28, Hichem Saâdi à 24 ans contre 36, Sami Chaâr à six ans au lieu de 18, et enfin Seifeddine Raïs, ancien porte-parole de l’organisation interdite Ansar Al Chariâa, à trois ans, contre 24 ans en première instance.
La justice avait, en outre, ordonné le placement de l’ensemble des condamnés sous contrôle administratif pour une durée de cinq ans, à compter de l’exécution ou de l’extinction de leur peine. Une exception a toutefois été faite pour Sami Chaâr et Seifeddine Raïs, soumis à une mesure de contrôle administratif de deux ans.
N.J











