Le ton monte au sein de l’Agence Tunis Afrique Presse (Tap). Dans un communiqué publié samedi 28 mars 2026, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) appelle les journalistes de l’agence à porter le brassard rouge pendant trois jours, du mardi 31 mars au jeudi 2 avril.
Un geste symbolique, mais lourd de sens, qui traduit une exaspération croissante face à une direction accusée de faire la sourde oreille. Selon le SNJT, les revendications déposées depuis le 11 février 2026 sont restées lettre morte, sans la moindre ouverture au dialogue ni tentative d’organiser une rencontre avec le président-directeur général.
Au-delà du blocage social, le syndicat tire surtout la sonnette d’alarme sur ce qu’il considère comme une dérive préoccupante : des interventions répétées et jugées arbitraires dans le travail éditorial. Le SNJT évoque une volonté d’instaurer une forme de censure préalable, où dépêches et articles seraient filtrés, remaniés, voire orientés avant publication, au service d’une logique de contrôle politique de l’information.
Dans le même temps, le syndicat dénonce la persistance de conditions de travail précaires pour une partie du personnel, aggravant un climat déjà tendu au sein de l’agence.
Face à cette situation, le SNJT affiche une ligne claire : la mobilisation ne fait que commencer. Le syndicat assure qu’il n’exclut aucune forme de protestation pour défendre l’indépendance de la Tap, préserver l’intégrité de l’information et garantir les droits, tant moraux que financiers, des journalistes.
N.J










