Le congrès de l’Union générale tunisienne du travail, dont les travaux ont débuté mercredi 25 mars et se poursuivent samedi 28 mars 2026 avec la proclamation des résultats à Monastir, s’est soldé par l’élection d’un nouveau bureau exécutif national. La liste gagnante « Stabilité et Défi » (Al Thabat wé Altahadi), portée par Salaheddine Selmi, ancien secrétaire général adjoint de l’organisation, a remporté l’ensemble des sièges en jeu.
Une nouvelle direction issue d’une liste unique majoritaire
La liste « Stabilité et Défi » s’est imposée à l’issue d’un scrutin marqué par une forte mobilisation interne et une compétition serrée avec une seconde liste, « Indépendance et lutte », conduite par Farouk Ayari.
Le nouveau bureau exécutif national est composé de quinze membres, tous issus de la liste victorieuse :
- Salaheddine Selmi
- Ahmed Jaziri
- Boulbaba Salmi
- Jibran Bouraoui
- Wajih Zidi
- Taher Mezzi Berberi
- Taieb Bahri
- Mabrouk Toumi
- Nahla Sayadi
- Samia Amid El-Haji
- Selwan Sammiri
- Slim Bouzidi
- Othman Jelouli
- Fakhreddine Laouiti
- Salah Ben Hamed
Par ailleurs, la même liste a également remporté les sièges des deux instances nationales stratégiques de l’organisation : la commission du règlement intérieur et celle du contrôle financier.
Résultats du scrutin : Wajih Zidi en tête
Les résultats du vote font apparaître une hiérarchie claire au sein des élus. Wajih Zidi arrive en tête avec 400 voix, suivi de Ahmed Jaziri qui totalise 373 suffrages. Salaheddine Selmi, se classe troisième avec 344 voix.
Au total, 588 congressistes, représentant les structures syndicales régionales, sectorielles et nationales, ont pris part au vote.
Des organes de contrôle au cœur de la gouvernance
Au-delà du bureau exécutif, le congrès a également renouvelé deux structures clés du fonctionnement interne de l’UGTT.
La commission du règlement intérieur joue un rôle central dans la régulation de la vie syndicale. Elle veille au respect des textes internes et au bon déroulement des activités organisationnelles.
De son côté, la commission du contrôle financier assure la supervision des comptes de l’organisation. Elle est chargée d’examiner les budgets, de contrôler les dépenses et les recettes, d’identifier d’éventuelles irrégularités et de produire des rapports financiers soumis au congrès.
Un congrès marqué par des débats intenses
Les travaux du congrès ont été marqués par des discussions approfondies autour des rapports moral et financier, ainsi que par une évaluation critique de la période écoulée. Les congressistes ont également débattu des priorités à venir, dans un contexte national marqué par des défis économiques et sociaux importants.
Parmi les dossiers évoqués figurent notamment les réformes législatives, les revendications sociales, la question des retenues salariales, les négociations sur les salaires, ainsi que les enjeux liés aux réformes économiques dans les secteurs public et privé.
Une étape charnière pour l’UGTT
Ce congrès constitue une étape déterminante dans le parcours de l’UGTT. La nouvelle direction est attendue sur sa capacité à définir une feuille de route claire et à répondre aux attentes des travailleurs, dans un environnement marqué par des mutations économiques profondes.
Avec l’installation d’une équipe entièrement issue de la liste « Stabilité et Défi », l’organisation entame une nouvelle phase, sous le signe de la continuité affichée, mais aussi des défis à relever.
I.N.










