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États-Unis : entrée en vigueur le 2 avril 2026 de la caution de 15.000 dollars pour les visas B1/B2

Par Sarra Hlaoui

L’Ambassade des États-Unis en Tunisie a précisé, lundi 30 mars 2026, les modalités d’application d’une nouvelle mesure visant les demandeurs tunisiens de visas de type B1/B2 (affaires et tourisme), dans le cadre du durcissement des conditions d’entrée sur le territoire américain.

Une caution pouvant atteindre 15.000 dollars

À compter du 2 avril 2026, les ressortissants tunisiens dont la demande de visa B1/B2 est approuvée devront s’acquitter d’une caution pouvant atteindre 15.000 dollars, conformément à la règle temporaire dite Visa Bond Temporary Final Rule. Cette disposition ne concerne pas les détenteurs d’un visa valide délivré avant cette date, mais s’appliquera aux renouvellements effectués à partir du 2 avril.

Selon les précisions fournies, les bénéficiaires se verront délivrer un visa à entrée unique, valable pour une durée maximale de trois mois, une fois la caution versée. Celle-ci sera restituée à condition que les voyageurs respectent les conditions de leur séjour, notamment la durée autorisée.

L’ambassade met toutefois en garde contre toute tentative de paiement anticipé. La caution ne doit en aucun cas être versée avant l’entretien consulaire : un paiement préalable ne garantit pas l’obtention du visa et peut exposer à des fraudes, notamment via des plateformes non officielles. Toute somme payée avant validation de la demande est non remboursable.

Déjà annoncée mi-mars par des sources officielles, cette mesure s’inscrit dans une politique visant à limiter les dépassements de séjour. Elle ne concerne pas les étudiants titulaires de visas F ou M, qui restent exemptés de cette exigence.

Cette nouvelle réglementation devrait ainsi alourdir le coût d’accès aux visas de courte durée pour les Tunisiens souhaitant se rendre aux États-Unis pour des motifs touristiques ou professionnels.

S.H

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2 commentaires

  1. HatemC

    Répondre
    30 mars 2026 | 19h11

    Avant de blâmer l’Amérique, regardons-nous en face
    À chaque décision américaine ou Française, Italienne …., le même refrain : « injustice », « islamophobie », « discrimination ». Les réseaux tunisiens s’enflamment pour un visa touristique plus dur à obtenir.
    Mais si l’émotion tient lieu d’analyse, on ne règle rien.

    Car au fond, pourquoi tant de Tunisiens rêvent-ils encore de partir ?
    Pourquoi l’ailleurs paraît-il toujours plus vivable que notre propre pays ?
    Depuis plus de soixante ans d’indépendance, que faisons-nous de notre potentiel ?
    La Tunisie aurait pu devenir un modèle de stabilité, d’innovation et de dignité.
    Elle est souvent restée prisonnière des mêmes travers : corruption, clientélisme, nivellement par le bas.

    On accuse les autres de fermer leurs frontières. Mais qu’avons-nous fait pour ouvrir la nôtre… sur un avenir crédible ? Tant qu’on ne crée pas ici des conditions de vie décentes, le rêve américain restera plus fort que le rêve tunisien. Et ce n’est pas à Washington d’en porter la responsabilité.

    Les États-Unis n’ont pas dit « non » à la Tunisie. Ils ont dit « oui, mais prouvez votre sérieux ». Le rêve américain, comme tout rêve, se mérite. À force de chercher la porte d’entrée, on oublie de construire la maison qu’on quitte … HC

  2. HatemC

    Répondre
    30 mars 2026 | 19h05

    L’Amérique a raison de trier à l’entrée

    Si l’on met de côté l’émotion et qu’on observe cette mesure à travers le prisme de la réalité économique et migratoire, elle se révèle tout à fait logique.

    Il faut arrêter l’hypocrisie. Oui, les États-Unis durcissent leurs visas. Oui, ils demandent jusqu’à 15 000 dollars de caution pour un simple séjour touristique. Et alors ? Quand on est la première puissance mondiale, on a le droit — et le devoir — de choisir qui entre chez soi.

    Face à des flux migratoires croissants et des dépassements de séjour en hausse, Washington joue la carte du réalisme.
    Le message est clair : fini l’ère du laxisme migratoire.
    Chaque visiteur devra désormais prouver sa bonne foi, et surtout sa capacité à respecter la loi. La caution agit comme un filtre : seuls ceux qui prennent leur engagement au sérieux franchiront la porte.

    On crie à la discrimination ? En réalité, c’est du bon sens. L’Amérique n’a pas vocation à devenir la destination par défaut des pays économiquement fragiles ou à faible niveau d’éducation. Un pays construit sur le mérite et la performance n’a rien à gagner à une immigration non qualifiée, alimentée par la frustration et la misère.

    Les États-Unis ne ferment pas la porte. Ils ajustent le seuil d’entrée. Comme le Canada ou l’Australie, ils veulent attirer les talents, pas les dépendances. L’immigration choisie n’est pas une injustice : c’est un outil de prospérité. Ceux qui apportent des compétences, une éthique de travail et un respect des règles n’ont rien à craindre de cette sélection.

    Au fond, cette mesure ne vise pas à exclure. Elle rappelle un principe oublié : la liberté de circulation s’accompagne de responsabilités. Et que l’attractivité d’une nation se mesure aussi à sa capacité à dire non …
    Les Tunisiens sont habitués à pleurer et crier à l’injutstice et l’islamophobie … Developpez votre pays et faites en paradis où il fait bon vivre … regardez autour de vous ce que vous avez fait de ce pays … Vous n’aimea pas vivre dans ce pays votre objectif le quitter .HC

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