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Israël : adoption d’une loi instaurant la peine de mort visant les Palestiniens

Par Raouf Ben Hédi


Le Parlement israélien a adopté, lundi 30 mars, une loi instaurant la peine de mort pour certains condamnés palestiniens, une décision vivement dénoncée par ses détracteurs et qui ravive les tensions au Moyen-Orient.

Le texte, approuvé par 62 députés contre 48 à la Knesset, prévoit l’application de la peine capitale dans des cas de Palestiniens reconnus coupables de meurtres qualifiés d’« actes terroristes » contre des Israéliens. Selon les contours du projet, la mesure ne s’appliquerait pas de manière symétrique aux auteurs d’attaques impliquant des victimes palestiniennes.

Une loi controversée et vivement critiquée en Israël

En Israël, la mesure portée par des responsables de la droite nationaliste et de l’extrême droite, dont le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, est présentée par ses partisans comme une réponse sécuritaire face aux attaques. Ce dernier a évoqué une « opportunité historique », tandis que les critiques dénoncent une dérive politique et judiciaire.

L’Autorité palestinienne a, de son côté, condamné une tentative de « légitimer des exécutions extrajudiciaires », estimant que la loi institutionnalise une justice à deux vitesses. Le Hamas a également réagi, qualifiant cette décision d’illustration d’une politique « sanguinaire » menée par Israël.

Vives réactions internationales et tensions diplomatiques

Les réactions internationales se multiplient. La rapporteuse spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a pour sa part dénoncé une situation systémique de violations des droits humains, affirmant qu’« Israël a reçu un permis de torturer les Palestiniens ». Elle a décrit, devant le Conseil des droits de l’homme, une vie dans les territoires palestiniens occupés marquée par « un perpétuel cycle de souffrances physiques et mentales ».

Par ailleurs, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont exprimé leur inquiétude face à ce projet de loi, qu’ils jugent discriminatoire et préoccupant. Dans un communiqué publié le 29 mars, les quatre pays ont appelé les responsables israéliens, à la Knesset et au sein du gouvernement, à abandonner ce texte.

Le projet de loi, encore susceptible d’évoluer dans sa mise en œuvre, continue de susciter de vives critiques internationales et alimente les tensions diplomatiques dans un contexte régional déjà extrêmement instable.

R.B.H

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Commentaire

  1. Citoyen_H

    Répondre
    31 mars 2026 | 17h41

    IL N’Y A RIEN DE NOUVEAU

    C’est ce qu’ont toujours fait les snipers Pampers dans la bande de Gaza, à ce jour, particulièrement sur des cibles représentants, femmes, enfants et vieillards.
    C’est d’un courage, d’un héroïsme et d’une bravoure hors pair !
    Bravo les filles.
    Un jour viendra, et ………………………..

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