Le président du Conseil national des régions et des districts, Imed Derbali, et le président du Conseil de la Nation algérien, Azzouz Nasri, ont signé, mardi 31 mars 2026 à Alger, un protocole de coopération parlementaire.
Les deux responsables ont également annoncé la création d’un forum de coopération parlementaire entre les deux institutions.
La cérémonie s’est tenue en présence de la délégation parlementaire tunisienne, des vice-présidents du Conseil de la Nation, des chefs des groupes parlementaires, des membres du groupe d’amitié algéro-tunisien ainsi que du chargé d’affaires de l’ambassade de Tunisie en Algérie.
Un partenariat institutionnel renforcé
Le protocole signé prévoit plusieurs mécanismes visant à consolider la coopération entre les deux institutions parlementaires.
Il traduit, selon les deux parties, la solidité des relations historiques entre la Tunisie et l’Algérie ainsi que le niveau avancé de leur rapprochement.
Derbali salue la profondeur des liens bilatéraux
Dans son intervention, Imed Derbali a remercié les autorités algériennes pour l’accueil réservé à la délégation tunisienne, évoquant « la profondeur des liens fraternels » entre les deux peuples.
Il a également adressé ses remerciements au président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui l’avait reçu plus tôt dans la journée, pour l’attention accordée aux relations bilatérales, tout en transmettant les salutations du président de la République, Kaïs Saïed.
Le responsable tunisien a insisté sur le caractère historique des relations tuniso-algériennes, marquées par des luttes communes et une solidarité constante face aux défis.
Vers une diplomatie parlementaire plus active
Imed Derbali a appelé à renforcer la diplomatie parlementaire et à traduire la convergence politique en coopération concrète.
Il a notamment mis en avant la nécessité d’intensifier les échanges d’expertises et les visites entre les deux institutions.
Dans ce cadre, il a souligné le rôle des groupes d’amitié parlementaire, considérés comme un levier stratégique pour approfondir les relations institutionnelles et promouvoir l’expérience tunisienne de construction à la base.
Une vision axée sur la justice territoriale
Le président du Conseil national des régions et des districts a également mis en avant le modèle tunisien fondé sur une organisation institutionnelle partant du niveau local jusqu’au niveau national.
Selon lui, cette approche constitue une rupture avec les logiques centralisatrices et vise à instaurer davantage de justice territoriale et d’équité sociale.
Des perspectives économiques et stratégiques
Imed Derbali a évoqué plusieurs axes de coopération entre les deux pays, notamment :
- l’agriculture et la sécurité alimentaire
- l’énergie et les énergies renouvelables
- le tourisme et l’investissement
- l’enseignement supérieur et la recherche scientifique
Il a appelé à développer des stratégies intégrées pour renforcer l’intégration économique et créer de nouvelles opportunités de développement.
Sécurité et mobilité au cœur des priorités
Le responsable tunisien a également insisté sur l’importance d’améliorer les conditions de circulation des citoyens entre les deux pays.
Sur le plan sécuritaire, il a plaidé pour un renforcement de la coordination face aux menaces communes, notamment le terrorisme et la criminalité organisée.
« La sécurité de la Tunisie est indissociable de celle de l’Algérie », a-t-il affirmé, dans un contexte régional marqué par des mutations géopolitiques.
Position réaffirmée sur la Palestine
Abordant les questions régionales, Imed Derbali a réitéré la position de la Tunisie en faveur de la cause palestinienne.
Il a réaffirmé le soutien à l’établissement d’un État palestinien indépendant, avec Al-Qods pour capitale.
Création d’un forum parlementaire commun
En vertu de ce protocole, les deux institutions s’engagent à renforcer la concertation et la coordination au sein des organisations parlementaires régionales et internationales.
Elles ont également décidé de créer un forum de coopération parlementaire, qui réunira des représentants des deux parties.
Ce forum se veut un espace de dialogue, de concertation et de soutien mutuel entre les deux institutions.
M.B.Z











Commentaire
HatemC
Et ça changera quoi pour les citoyens et leur quotidien ????
L’Algérie est un pays qui ne fabrique rien, n’a pas d’industrie un pays qui vit sur son pétrole et son gaz que gagne la Tunisie avec ce rapprochement ? RIEN