Les récentes précipitations ont redonné de l’oxygène aux ressources hydriques du pays. Intervenant mercredi 1er avril 2026 sur Express FM, l’ancien secrétaire d’État chargé des ressources hydrauliques, Abdallah Rabhi, a dressé un état des lieux globalement rassurant de la situation des barrages.
Le taux de remplissage a atteint 58,2%, contre seulement 35% avant janvier, confirmant l’impact direct des dernières pluies. Selon lui, ce niveau pourrait encore progresser dans les prochains jours pour frôler les 60%, le temps que les apports hydriques soient entièrement absorbés par les retenues.
Des disparités régionales persistantes
Si l’amélioration est réelle, elle reste inégale selon les régions. Les barrages du Cap Bon affichent des niveaux élevés, autour de 92%, tandis que ceux du Nord atteignent plus de 68%. À l’inverse, les barrages du centre du pays demeurent en difficulté, avec des niveaux encore insuffisants.
Une nette amélioration après des années de sécheresse
Abdallah Rabhi rappelle que la Tunisie sort d’un cycle de six années de sécheresse, marqué par des niveaux critiques ayant parfois chuté sous les 20%. La situation actuelle constitue donc un net redressement.
Les chiffres confirment cette évolution : les réserves sont passées de 841 millions de m³ en mars 2025 à près de 1,4 milliard de m³ aujourd’hui.
Les grands barrages en reprise
Certains ouvrages stratégiques enregistrent des progrès significatifs. Le barrage de Sidi Salem, le plus important du pays, approche désormais les 50% de remplissage, contre à peine 20% auparavant. De son côté, Sidi El Barrak affiche un taux de 100%, tandis que Beni Mtir est également plein, avec des opérations de transfert d’eau en cours.
Des niveaux encore loin des années exceptionnelles
Malgré cette embellie, Rabhi souligne que les niveaux actuels restent en deçà des années particulièrement pluvieuses, comme 2003 ou 2018, où les barrages avaient atteint des taux de remplissage quasi totaux.
La tendance reste toutefois positive, portée par des précipitations régulières qui pourraient consolider, dans les prochaines semaines, la sécurité hydrique du pays.
M.B.Z










