La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près de la cour d’appel a condamné, hier, trois accusés à soixante ans de prison chacun dans l’affaire de l’attentat-suicide perpétré en mars 2020 au Lac 2, à proximité de l’ambassade des États-Unis à Tunis.
Selon une source judiciaire, les trois individus ont été reconnus coupables d’implication, directe ou indirecte, dans la préparation de cette attaque, notamment à travers la fourniture de la moto piégée utilisée lors de l’opération et l’apport d’un soutien logistique aux assaillants.
Pour rappel, l’attentat avait été commis le vendredi 6 mars 2020 en fin de matinée, lorsqu’un engin explosif actionné par deux kamikazes avait visé un point de contrôle sécuritaire protégeant l’ambassade américaine, au niveau du Lac 2. L’explosion, particulièrement violente, avait causé la mort du lieutenant Taoufik Missaoui, tandis que plusieurs agents des forces de l’ordre et une civile avaient été blessés à des degrés divers.
Les deux kamikazes avaient été tués sur le coup. L’enquête, confiée à l’Unité nationale d’investigation dans les crimes terroristes, avait permis de remonter jusqu’à plusieurs individus ayant contribué à la préparation de l’attaque.
Au moment des faits, les autorités avaient rapidement déployé d’importants moyens sécuritaires dans la zone, tandis que plusieurs institutions, dont l’école américaine voisine, avaient été temporairement fermées. L’attaque avait suscité une vive émotion à l’échelle nationale et internationale, avec notamment des réactions officielles saluant la réactivité des forces de sécurité tunisiennes.
Six ans après les faits, ce jugement vient clore un volet judiciaire majeur de l’un des attentats les plus marquants de ces dernières années en Tunisie.
M.B.Z










