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Crise Cnam–pharmacies : le ministère de la Santé veut sécuriser durablement l’accès aux médicaments

Par Myriam Ben Zineb


Le ministère de la Santé assure s’activer, en coordination avec les ministères des Finances et des Affaires sociales, pour garantir la continuité de l’approvisionnement en médicaments. Au-delà des réponses immédiates, il affirme travailler à des solutions structurelles visant à consolider durablement le financement du système de santé, avec un accent particulier sur le soutien à la Pharmacie centrale, pilier de la distribution des médicaments aux établissements publics.

Ces éléments ressortent d’une correspondance publiée mercredi 1er avril 2026 par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), en réponse à des questions écrites de députés sur les répercussions de la crise entre la Cnam et les pharmaciens sur le droit aux soins.

Un cadre contractuel sous tension

Le ministère rappelle que les relations entre les professionnels de santé et la Cnam reposent exclusivement sur un cadre contractuel régi par des conventions en vigueur. Ce dispositif constitue, selon lui, la garantie juridique essentielle de la continuité des prestations et de la protection des droits des assurés sociaux.

Mais au-delà des tensions conjoncturelles, le diagnostic est clair : le problème est d’abord structurel. Le département de la Santé insiste sur la nécessité de réformes en profondeur pour renforcer la résilience du système et sa capacité à répondre aux besoins croissants des patients.

Une crise suivie au sommet de l’État

Dans ce contexte, il rappelle que la dernière crise a été suivie au plus haut niveau de l’État. Une réunion tenue le 14 janvier 2026 a réuni les principaux acteurs du secteur, dont les ministres de la Santé et des Affaires sociales, la direction de la Pharmacie centrale, les représentants des médecins, des pharmaciens ainsi que les responsables de l’Agence nationale du médicament.

Cette concertation a permis de débloquer la situation, avec la reprise des conventions entre les pharmaciens et la Cnam, rétablissant progressivement la fluidité des prestations au bénéfice des assurés sociaux.

En amont, un conseil ministériel restreint, réuni le 3 septembre 2025, avait déjà engagé une série de mesures d’urgence pour soutenir la Pharmacie centrale. Parmi elles, des injections financières directes du ministère des Finances et la sécurisation des transferts de la Cnam, afin d’accélérer le règlement des dettes envers les fournisseurs étrangers et d’éviter les ruptures d’approvisionnement.

Vers des réformes structurelles du financement

Parallèlement, la Loi de finances 2026 introduit des leviers plus structurels. Les articles 18, 19 et 20 prévoient notamment la diversification des sources de financement de la sécurité sociale et le renforcement des crédits destinés à l’acquisition de médicaments spécifiques, en particulier ceux utilisés dans le traitement du cancer et les transplantations.

Autant de mesures qui traduisent une volonté de dépasser la gestion de crise pour installer un système plus solide, capable de garantir, dans la durée, l’accès aux soins et la disponibilité des traitements essentiels.

M.B.Z

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