Le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Mohamed Safi, a confirmé, mercredi 1er avril 2026, le maintien de la grève prévue le 7 avril, tout en réaffirmant l’attachement du syndicat au dialogue avec le ministère de l’Éducation.
Intervenant sur Jawhara FM, le responsable syndical a indiqué que le préavis de grève avait été adressé aux autorités concernées depuis plus de trois semaines, conformément aux usages, soulignant toutefois l’absence de toute initiative de la part du ministère pour engager une séance de conciliation.
Mohamed Safi a tenu à préciser que le choix de la date du 7 avril n’était pas fortuit. Selon lui, le syndicat a délibérément évité toute perturbation des examens nationaux.
Revenant sur les revendications, il a évoqué notamment l’application des augmentations salariales prévues dans l’accord de 2023, estimées à environ 100 dinars, ainsi que le règlement de dossiers liés aux promotions et à leur effet rétroactif, que le ministère aurait, selon lui, partiellement remis en cause.
Mohamed Safi a également révélé que la base enseignante était en colère croissante, certains appelant même à des formes de mobilisation plus radicales, telles que le boycott des examens nationaux. Une option que la direction syndicale affirme toutefois chercher à contenir, privilégiant une approche graduelle et responsable, selon le responsable.
Il a, par ailleurs, insisté sur la volonté constante de l’organisation d’ouvrir la voie à des négociations. « Nos mains restent tendues au dialogue », a-t-il déclaré, appelant le ministère à réagir rapidement.
Soulignant que les jours précédant le 7 avril laissent encore une marge pour éviter l’escalade, il a réitéré la nécessité d’une invitation formelle à la négociation.
N.J










