La chambre correctionnelle de la Cour d’appel militaire de Tunis a confirmé, mardi 31 mars 2026, le jugement de première instance condamnant l’avocat et ancien député, Seif Eddine Makhlouf, à une peine de cinq mois de prison dans le cadre de l’affaire dite de l’aéroport.
En mars 2021, Seif Eddine Makhlouf et trois autres députés d’Al Karama sont, rappelons-le, intervenus en faveur d’une dame interdite de voyage en vertu de la procédure S17 et se sont heurtés aux forces de sécurité à l’aéroport. Ils ont alors provoqué un scandale et du grabuge en voulant obliger la sécurité à la laisser prendre l’avion.
Dans le cadre de la même affaire instruite également en civil, l’ancien député a été condamné à trois mois de prison avec sursis en mai 2022. Ce jugement en appel avait été prononcé par la huitième chambre correctionnelle près le Tribunal de première instance de Tunis. Initialement, en mars 2022, il a été condamné à trois mois de prison ferme.
L’ancien parlementaire est visé par d’autres poursuites judiciaires. Il a notamment été condamné à un an de prison par le Tribunal de première instance de Tunis à la suite de l’altercation survenue en 2021 avec la députée Abir Moussi au sein de l’enceinte parlementaire.
Il a également écopé de vingt mois d’emprisonnement en appel dans une affaire de menaces adressées, via les réseaux sociaux, au procureur de la République de Sidi Bouzid pour des faits remontant à février 2019.
Par ailleurs, la Cour d’appel militaire l’a condamné à un an de prison assorti d’une interdiction d’exercer la profession d’avocat pendant cinq ans pour atteinte au prestige de la justice militaire.
Seif Eddine Makhlouf a été placé en détention le 18 janvier 2026, après son extradition depuis l’Algérie. Il a été interpellé en juin 2024 à l’aéroport d’Annaba alors qu’il tentait de se rendre à Istanbul puis à Doha. Les autorités algériennes le poursuivent alors pour entrée illégale sur le territoire et détention de documents de voyage falsifiés.
N.J












