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Ce qu’il faut savoir sur le mildiou de la pomme de terre

Par Rabeb Aloui

Depuis deux jours, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé la détection de cas de mildiou dans des champs de pommes de terre précoces et de saison, dans certaines zones de production. Cette annonce a suscité de nombreuses interrogations chez les Tunisiens : de quoi s’agit-il exactement ? Faut-il s’inquiéter pour la sécurité alimentaire ?

BN Check a vérifié et apporté des éléments d’explication.

Le mildiou, aussi appelé « mildiou tardif », est une maladie d’origine fongique qui affecte principalement certaines cultures comme la pomme de terre, la tomate ou encore les cucurbitacées. Il se développe particulièrement dans des conditions climatiques humides et tempérées, comme celles observées actuellement avec les récentes pluies et la douceur des températures en ce début du mois d’avril.

Concrètement, cette maladie se manifeste par l’apparition de taches brunes ou huileuses sur les feuilles et les tiges des plantes. À un stade avancé, elle peut provoquer le pourrissement des fruits et entraîner la mort de la plante. Si elle n’est pas traitée à temps, le mildiou peut causer des pertes de récolte très importantes, pouvant aller jusqu’à la totalité de la production dans les cas les plus sévères.

Un risque bien connu des agriculteurs

Contrairement à certaines interprétations alarmistes relayées en ligne, la détection de cette maladie n’est ni exceptionnelle ni incontrôlable. Il s’agit d’un risque bien connu des agriculteurs, qui apparaît régulièrement dans des conditions climatiques favorables à son développement. Les autorités agricoles ont d’ailleurs réagi rapidement en appelant les producteurs à intervenir sans délai.

Le ministère recommande un traitement préventif ou curatif à l’aide de fongicides homologués, ainsi qu’une surveillance accrue des cultures. Il insiste également sur le respect des doses prescrites et sur l’alternance des produits utilisés afin d’éviter le développement de résistances du champignon.

En l’état actuel, cette situation est sous surveillance et encadrée par les services techniques. Elle ne signifie pas une crise agricole généralisée, mais appelle à la vigilance des agriculteurs pour limiter la propagation de la maladie.

R.A.

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