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Sidi Bouzid : des olives non récoltées dans une exploitation agricole publique, selon Samia Souissi

Par Imen Nouira

En traversant une exploitation agricole publique à Sidi Bouzid, Samia Souissi ne s’attendait pas à trouver des olives encore accrochées aux arbres en plein mois d’avril. Ce retard de cueillette dans une oliveraie relevant de l’État pourrait se solder par un gâchis inutile : une partie de la récolte risque d’être perdue. C’est la situation dénoncée par l’élue au Conseil national des régions et des districts, qui a diffusé le 1er avril 2026 une vidéo qu’elle a elle-même filmée. Elle a tiré la sonnette d’alarme, soulignant que ce retard constitue non seulement un gaspillage immédiat mais menace également la production des prochaines saisons.

Intervenant, jeudi 2 avril 2026, au micro de Houda Werghemmi dans l’émission 60 minutes sur Diwan FM, Mme Souissi est revenue en détail sur les images qu’elle a captées et sur les constats effectués sur le terrain.

Une oliveraie stratégique laissée à l’abandon

L’élue précise que la parcelle concernée se situe au sein du complexe agricole « Touila », un domaine public d’environ 1500 hectares placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Ce site figure parmi les principales exploitations agricoles publiques de la région et comprend diverses activités, notamment la culture des céréales, l’oléiculture ainsi que l’élevage.

D’après son témoignage, elle explique avoir constaté la situation en passant par la zone, avant de se rendre compte que les olives étaient toujours présentes sur les arbres en ce début du mois d’avril. Elle souligne que l’ensemble de la récolte n’a pas été effectué : une partie des olives est tombée au sol tandis que d’autres restent accrochées aux branches.

Un retard aux conséquences multiples

Samia Souissi met en garde contre les répercussions directes de cette situation. Elle rappelle que le cycle agricole de l’olivier repose sur des étapes précises, notamment la récolte suivie d’une période de repos indispensable pour l’arbre avant la reprise végétative.

Elle estime que ce retard compromet non seulement la production actuelle, mais également celle de la prochaine saison. Selon elle, le fait de laisser les olives sur les arbres empêche ces derniers de se régénérer correctement et de se préparer au cycle suivant.

Elle insiste sur le fait que les oliviers sont déjà entrés dans leur phase de floraison, ce qui rend la situation d’autant plus préoccupante sur le plan agronomique.

Une colère sociale face au gaspillage

L’élue met également en avant le contraste entre cette situation et les difficultés rencontrées par les citoyens. Elle souligne que des quantités importantes d’olives restent inexploitées alors même que certaines familles peinent à accéder à l’huile d’olive.

Elle évoque une région riche en ressources agricoles mais confrontée à des difficultés économiques, estimant que ces pertes constituent un manque à gagner important.

Des dysfonctionnements graves et visibles sur le terrain

Au-delà du retard de récolte, Samia Souissi décrit plusieurs anomalies au sein du domaine agricole. Elle évoque des terres laissées sans entretien ainsi qu’un manque de suivi dans la gestion globale de l’exploitation.

Elle affirme également avoir constaté des actes de vol et de dégradation, notamment des oliviers endommagés ou des olives ramassées puis revendues. Selon elle, ces pratiques se déroulent de manière visible, sans intervention apparente.

L’élue mentionne en outre des comportements inappropriés observés sur place, qu’elle considère comme révélateurs d’un laisser-aller généralisé, ainsi que l’absence de contrôle et d’encadrement.

Un « gaspillage des richesses nationales »

Pour Samia Souissi, la situation illustre un problème plus profond dans la gestion des domaines agricoles publics. Elle estime que les ressources disponibles ne sont pas exploitées de manière optimale, ce qui conduit à des pertes importantes.

Elle rappelle l’importance stratégique de la production d’huile d’olive en Tunisie et considère que ce type de dysfonctionnement nuit à la valorisation des richesses nationales.

Appel à une intervention urgente

Face à ces constats, l’élue indique ne pas avoir été contactée par les autorités à la suite de la publication de sa vidéo. Elle appelle à une intervention rapide afin de remédier à la situation.

Elle insiste sur la nécessité de responsabiliser les acteurs concernés et de garantir une meilleure gestion des exploitations agricoles publiques. Elle appelle également à la mise en place de mesures immédiates pour assurer la récolte et préserver les prochaines saisons.

À travers cette intervention, Samia Souissi met en lumière une situation qu’elle juge préoccupante, mêlant retard agricole, dysfonctionnements structurels et pertes de ressources, dans un contexte où les enjeux économiques et sociaux restent particulièrement sensibles dans la région.

I.N.

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Commentaire

  1. Gg

    Répondre
    3 avril 2026 | 10h38

    Bof… allez chercher les mecs qui passent leur vie dans les cafés, et au boulot, manu militari!
    La fainéantise endémique est le plus gros problème de ce pays.

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