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Le président de l’AMT Anas Hmaidi condamné à un an de prison

Par Raouf Ben Hédi

La sixième chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, jeudi 6 avril 2026, le président de l’Association des magistrats tunisiens (AMT), Anas Hmaidi, à une peine d’un an de prison.

Cette décision intervient dans le cadre d’une affaire dans laquelle le magistrat est poursuivi pour « entrave à la liberté du travail », en lien avec son implication syndicale lors de la grève des magistrats déclenchée après la révocation de 57 juges en juin 2022.

La troisième audience du procès s’était tenue le 2 avril 2026. À cette occasion, Anas Hmaidi avait réitéré une demande de report, dans l’attente de l’issue de son recours relatif à la levée de son immunité, ainsi que pour l’intégration d’un arrêt de la Cour de cassation rejetant une demande de délocalisation de l’affaire.

Le magistrat avait indiqué que ces démarches visaient à garantir le respect des procédures et des garanties liées à l’immunité des magistrats.

Lors de l’audience, il avait également évoqué des irrégularités procédurales, estimant que l’affaire soulevait des enjeux dépassant le cadre strictement judiciaire, notamment en matière de liberté d’expression et d’organisation des magistrats.

Les avocats de la défense avaient soutenu la demande de report, insistant sur la nécessité d’intégrer des pièces complémentaires pour assurer un procès équitable. Le tribunal avait toutefois rejeté ces demandes et poursuivi l’examen de l’affaire en entendant les plaidoiries.

La défense avait contesté à la fois la forme et le fond des poursuites, remettant en cause la validité de la procédure ainsi que l’existence des éléments constitutifs de l’infraction.

Dans un communiqué publié à l’issue de l’audience du 2 avril, le bureau exécutif de l’AMT avait également mis en avant le soutien exprimé par plusieurs instances internationales, dont l’Union internationale des magistrats et la rapporteure spéciale des Nations unies sur l’indépendance des juges et des avocats.

L’association avait estimé que cette affaire s’inscrivait dans un contexte plus large touchant aux garanties d’indépendance du pouvoir judiciaire en Tunisie.

R.B.H

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