Un nouveau développement est intervenu dans l’affaire du journaliste Mourad Zeghidi. Selon une publication relayée sur les réseaux sociaux par le comité de soutien « Free Mourad Zeghidi », la date de l’audience en appel a été fixée au mardi 14 avril 2026.
À cette occasion, les soutiens du journaliste ont renouvelé leur appel à sa libération, réclamant également son acquittement de l’ensemble des charges retenues contre lui. La publication insiste sur le caractère urgent de cette demande, dans un contexte marqué par une mobilisation croissante autour de son cas.
L’affaire Mourad Zeghidi continue ainsi de susciter des réactions dans les milieux médiatiques et auprès de défenseurs de la liberté de la presse, qui dénoncent une atteinte aux droits des journalistes. Plusieurs campagnes de soutien ont été lancées ces dernières semaines, sous des slogans appelant à la libération du journaliste et rappelant que « la presse n’est pas un crime ».
Le journaliste a été arrêté le 11 mai 2024. Puis, le 26 juillet, la cour d’appel le condamne à huit mois d’emprisonnement pour « diffusion de fausses nouvelles », sur la base du décret-loi 54. Cette première condamnation s’inscrit dans un climat de controverse autour de ce texte, critiqué par plusieurs organisations nationales et internationales pour son interprétation extensive et ses effets dissuasifs sur l’expression médiatique.
Alors que le journaliste purgeait encore sa peine, un nouveau tournant intervient début décembre 2024 : un mandat de dépôt supplémentaire est émis. Cette fois, les poursuites reposent sur la législation relative au terrorisme et au blanchiment d’argent.
Le 5 janvier 2026, la chambre criminelle rejette une demande de libération conditionnelle, maintenant le journaliste en détention, puis rend le 22 janvier 2026 son verdict. Mourad Zeghidi est alors condamnés à trois ans et demi de prison pour blanchiment d’argent et infractions fiscales.
Outre la peine privative de liberté, la juridiction prononce des amendes, la confiscation de ses avoirs ainsi que la saisie des parts sociales des sociétés dont il est actionnaire, au profit du Trésor public.
S.H











