La chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, lundi 6 avril 2026, l’homme d’affaires Chafik Jarraya à une peine de deux ans et cinq mois de prison, dans une affaire à caractère fiscal et financier, selon les éléments du dossier et les conclusions de l’enquête.
Cette nouvelle condamnation intervient dans un contexte judiciaire particulièrement chargé pour l’homme d’affaires, déjà impliqué dans de multiples affaires depuis son arrestation en mai 2017, dans le cadre de l’opération « Mains propres » lancée par l’ancien chef du gouvernement Youssef Chahed.
Plus récemment, le 24 mars 2026, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le même tribunal l’avait condamné à quinze ans de prison pour « mise de sa personne à la disposition d’une armée étrangère en temps de paix ». Une affaire dans laquelle plusieurs autres accusés avaient également été condamnés, dont certains par contumace.
Depuis son incarcération, Chafik Jarraya a été poursuivi dans de nombreux dossiers judiciaires, notamment liés à des faits de corruption, de falsification de contrats portant sur des biens confisqués et de blanchiment d’argent. Plusieurs condamnations ont été prononcées à son encontre, certaines ayant été cumulées pour aboutir à des peines globales particulièrement lourdes.
Son nom avait également été évoqué en 2023 dans l’affaire dite de complot contre la sûreté de l’État, où il avait été cité comme témoin à charge, une implication contestée en partie par sa défense.
Avec cette nouvelle décision, le passif judiciaire de l’homme d’affaires continue de s’alourdir, dans un enchevêtrement de procédures qui se poursuivent devant différentes juridictions.
R.B.H










