Le politicien et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2024, Imed Daimi, a exprimé son indignation face au refus de renouvellement de son passeport par le ministère de l’Intérieur.
Dans une publication sur Facebook, mardi 7 avril 2026, il a avancé que la décision lui avait été communiquée verbalement, sans aucun document officiel ni justification écrite.
Il a expliqué avoir multiplié les démarches auprès du consulat tunisien à Pantin et du ministère de l’Intérieur, accompagnées de courriers dûment documentés, mais sans jamais obtenir de réponse formelle.
Considérant ce refus comme un acte de représailles politiques directement lié à son ancienne candidature à la présidentielle, Imed Daimi a rappelé : « Le passeport est un droit fondamental ; il ne peut être suspendu par une décision personnelle, punitive, illégale et non motivée. »
Il a déploré, dans ce sens, le rétablissement de pratiques qu’il croyait révolues depuis la révolution tunisienne. « Il est très regrettable que la Tunisie revienne à de tels comportements, qui portent atteinte à l’image du pays aux yeux de ses citoyens et de la communauté internationale. Ceux qui les exercent doivent en assumer l’entière responsabilité », a-t-il écrit.
Imed Daimi a annoncé son intention de recourir à toutes les voies légales et militantes pour obtenir le respect de ce droit.
Imed Daimi n’est pas un cas isolé. Plusieurs autres personnes ont déjà dénoncé des mesures similaires.
L’amiral à la retraite et ancien conseiller à la sécurité nationale du défunt président Béji Caïd Essebsi, Kamel Akrout, a également subi un blocage récemment avant d’annoncer le lendemain avoir été contacté afin de récupérer son nouveau passeport.
Il avait alors vivement dénoncé ce qu’il qualifiait de pratiques administratives obsolètes, l’ayant privé de son passeport malgré des démarches répétées auprès des autorités compétentes.
L’homme politique Mohsen Marzouk avait, lui aussi, dénoncé le non-renouvellement de son passeport depuis plusieurs mois, évoquant un blocage administratif qu’il juge injustifié et contraire à ses droits.

N.J













Commentaire
HatemC
Pour beaucoup, les figures politiques de la période post-révolutionnaire, dont ce type ce Imed Daimi a été un acteur clé (notamment en tant que chef du cabinet présidentiel sous Moncef Marzouki et secrétaire général du CPR), portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle du pays.
L’instabilité politique et les luttes de pouvoir de cette époque sont perçues par beaucoup comme le terreau de la crise économique actuelle.
Au-delà des questions de procédure juridique (comme l’absence de trace écrite qu’il dénonce), il y a un jugement moral et politique que les citoyens portent sur le bilan de ces années-là.
Ces gens du CpR et autres tristes personnes Jamhouri etc ont phagocyté toute démocratie dans ce pays .. cela illustre bien l’idée que les institutions démocratiques naissantes auraient été détournées au profit d’intérêts partisans ou idéologiques par ces gens l’Histoire finira par les juger … et vous voulez que je pleure pour ce triste personnage … il a un passeport Français … HC