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Routes tunisiennes : moins d’accidents, mais toujours plus de morts

Par Nadya Jennene

La Tunisie continue de faire face à un défi majeur en matière de sécurité routière. Les accidents de la circulation restent une cause importante de pertes humaines et de blessures graves, malgré les efforts déployés par les autorités pour renforcer la prévention et le contrôle. Les données de l’Observatoire national de la sécurité routière arrêtées au 5 avril 2026 offrent un panorama clair de la situation. 

Moins d’accidents, mais des routes toujours plus meurtrières

Comparativement à l’année précédente, le nombre total d’accidents a connu une diminution significative. En effet, alors que 1 482 accidents avaient été enregistrés au cours du premier trimestre 2025, ce chiffre s’établit à 1 034 pour la même période en 2026, soit une baisse de plus de 30%. Le nombre de blessés a suivi la même tendance, passant de 1 911 à 1 351, soit une réduction de près de 29%. 

Cependant, ce constat est tempéré par une hausse du nombre de décès, qui passe de 281 en 2025 à 303 en 2026, soit une augmentation de 7,8%. Cette hausse souligne que, si les accidents sont moins nombreux, leur gravité demeure préoccupante. Sur le plan comparatif avec 2024, la baisse des accidents est encore plus nette, avec un recul de près de 33% par rapport aux 1 543 accidents survenus cette année-là, mais la mortalité reste elle aussi en légère progression.

L’analyse des causes des accidents met en lumière des comportements persistants à risque. L’inattention et le manque de vigilance sont responsables de près d’un quart des incidents, suivis de près par l’excès de vitesse, qui contribue à plus d’un tiers des décès. Les collisions dues à un choc de route ou à des obstacles représentent près de 11% des accidents, tandis que le non-respect des priorités et des règles de circulation continue de générer un nombre significatif de sinistres. La conduite en état d’ivresse, bien que moins fréquente, demeure un facteur aggravant dans de nombreux cas. 

Comportements à risque et zones urbaines : les facteurs clés de l’insécurité routière

Ces chiffres révèlent que les comportements humains restent au cœur de la problématique et que la sensibilisation ainsi que le renforcement du contrôle routier sont essentiels pour réduire à la fois le nombre et la gravité des accidents.

La répartition géographique des sinistres indique que les zones urbaines restent les plus exposées. Les accidents survenus dans les rues et centres urbains représentent près de 30% des incidents, avec un nombre important de blessés et de décès, tandis que les routes nationales concentrent près de 17% des accidents mortels. Les accidents survenus dans les agglomérations résidentielles et au niveau des intersections et carrefours illustrent également l’importance des infrastructures et de la signalisation dans la prévention des sinistres.

En termes de types de véhicules impliqués, les voitures légères et les motos restent majoritaires, représentant respectivement plus de la moitié et près de 45% des accidents. Les poids lourds et camions légers sont impliqués dans moins d’incidents mais souvent avec une gravité accrue. Les accidents impliquant les transports en commun, tels que les bus, ou les engins agricoles, bien que moins fréquents, causent également des blessures et des décès. 

L’étude des horaires de survenue des accidents montre que les périodes de forte activité, notamment entre 12h et 20h, sont particulièrement critiques, avec un pic d’accidents en fin d’après-midi et début de soirée. Les jours de la semaine présentent également des variations : les lundis et samedis enregistrent le plus grand nombre d’incidents, reflétant probablement la combinaison de déplacements professionnels et de loisirs.

N.J

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