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Chômage en recul à 15,2%, mais toujours élevé : l’aveu du ministre de l’Emploi

Par Raouf Ben Hédi

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Riadh Chaoued, a annoncé, mercredi 8 avril 2026, un recul du taux de chômage en Tunisie à 15,2 %, tout en reconnaissant que ce niveau demeure « élevé ».

Cette déclaration a été faite en marge du lancement d’une nouvelle phase du projet THAMM+ OFII, dédié à une approche globale de la gestion des migrations et de la mobilité des travailleurs en Afrique du Nord.

Une baisse saluée… mais nuancée

Si le ministre met en avant une amélioration des indicateurs, il prend soin d’en tempérer la portée. Avec un taux toujours supérieur à 15 %, le chômage reste à un niveau préoccupant, notamment dans un contexte économique marqué par une croissance atone et des tensions sociales persistantes.

Aucune donnée détaillée n’a toutefois été fournie pour éclairer les ressorts de cette baisse ni pour préciser les catégories de population concernées, laissant en suspens plusieurs interrogations sur la nature réelle de cette évolution.

Miser sur les partenariats et l’auto-entrepreneuriat

Pour expliquer cette tendance, Riadh Chaoued a insisté sur les efforts de son département en matière de diversification des partenariats et des perspectives d’emploi. Le ministère mise notamment sur l’encouragement à la création de projets via les centres de formation professionnelle, le lancement d’initiatives comme le concours du « stagiaire entrepreneur et la signature de conventions avec de grands employeurs, en particulier dans les technologies de l’information et les métiers des réseaux

Dans cette logique, le ministre a également annoncé la tenue prochaine d’une rencontre avec la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, visant à promouvoir les compétences tunisiennes auprès d’entreprises opérant dans ce cadre.

Le pari stratégique de la formation professionnelle

Riadh Chaoued a réaffirmé le caractère « stratégique » du secteur de la formation professionnelle, présenté comme un levier central pour améliorer l’employabilité et réduire durablement le chômage.

Reste que, malgré ces orientations, la question de l’efficacité concrète des dispositifs annoncés continue de se poser, dans un marché du travail encore marqué par des déséquilibres structurels et une inadéquation persistante entre formation et besoins économiques.

R.B.H


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