Mercredi 18 mars 2026, Youssef Ben Haha, ancien ambassadeur de Tunisie à Stockholm puis Athènes, est tué à son domicile situé à El Menzah I.
Très rapidement, l’enquête s’oriente vers une piste criminelle. Un suspect est interpellé dans les heures qui suivent, avant de faire l’objet d’un mandat de dépôt le 23 mars 2026, sur décision du juge d’instruction.
Depuis, les investigations se poursuivent pour établir avec précision les circonstances du drame.
Une intrusion préparée
Selon les éléments rapportés ce mercredi 8 avril 2026 par la journaliste Mouna Bouazizi dans le quotidien Alchourouk, le suspect, un ouvrier du bâtiment d’une vingtaine d’années, a reconnu les faits lors de son interrogatoire.
Il explique s’être rendu au domicile de la victime avec l’intention initiale de commettre un vol.
Avant de passer à l’acte, il procède à une coupure de l’électricité, dans le but de créer les conditions d’une intrusion plus facile. Ce geste, simple en apparence, traduit une volonté de préparer l’intervention et d’éviter toute résistance immédiate.
Toujours selon les aveux relayés par Alchourouk, le plan initial n’a pas évolué comme prévu.
Le suspect se retrouve face à Youssef Ben Haha, puis à son épouse, ce qu’il n’a pas anticipé. La situation dégénère rapidement.
Les deux victimes sont frappées à la tête à l’aide d’un objet contondant. Le suspect reconnaît avoir porté les coups lui-même, sans intervention d’un tiers.
Ce qui devait être un vol se transforme alors en agression mortelle.
Un mobile lié à des difficultés financières
Interrogé sur ses motivations, le suspect évoque une situation personnelle difficile.
Il affirme avoir agi en raison de problèmes financiers, espérant trouver de l’argent au domicile de la victime.
Ce mobile, classique dans les affaires de cambriolage, ne suffit toutefois pas à expliquer le niveau de violence observé.
Si les aveux permettent de mieux comprendre le déroulé des faits, plusieurs questions restent ouvertes.
Les circonstances exactes de l’entrée dans le domicile, le choix de la cible ou encore l’éventuelle existence de repérages préalables ne sont pas encore totalement établis.
L’instruction devra également déterminer si le suspect a agi de manière totalement isolée ou s’il a bénéficié, à un moment ou à un autre, d’un soutien extérieur.
M.B.











