Le parti Attayar a présenté, jeudi 9 avril 2026, sa nouvelle direction issue de son quatrième congrès, lors d’une conférence de presse marquée par un discours offensif sur la situation politique et les priorités à venir.
Élu à la tête du parti à l’issue du congrès tenu du 3 au 5 avril, Hichem Ajbouni a donné le ton en insistant sur la nécessité d’un repositionnement clair dans un contexte qu’il juge préoccupant.
« Nous voulons reconstruire une alternative démocratique crédible », a-t-il déclaré, soulignant que le parti entend « retrouver son rôle dans la défense des libertés et de l’État de droit ».
Une nouvelle direction pour relancer la dynamique interne
La nouvelle équipe dirigeante ambitionne de redynamiser le parti, fragilisé ces dernières années par les recompositions politiques et la marginalisation progressive des formations partisanes.
Dans ce cadre, Hichem Ajbouni a évoqué une phase de reconstruction interne, affirmant que « la priorité est aujourd’hui de renforcer les structures du parti et de renouer avec les citoyens ».
Attayar, formation social-démocrate fondée en 2013, cherche ainsi à retrouver une place centrale dans l’opposition politique, après avoir été un acteur influent lors de la précédente législature.
Libertés, économie et lutte contre la corruption au cœur du discours
Sur le fond, le parti a articulé ses priorités autour de plusieurs axes, au premier rang desquels la défense des droits et libertés.
Dans un ton critique à l’égard de la situation actuelle, Hichem Ajbouni a mis en garde contre « les dérives autoritaires » et appelé à « un retour à un fonctionnement normal des institutions ». Le secrétaire général a aussi souligné la nécessité de la libération des prisonniers politique et d’opinion.
Le volet économique a également occupé une place centrale. Le secrétaire général a insisté sur la nécessité de proposer une alternative sociale, déclarant que « la crise économique exige des solutions justes et efficaces, loin des approches improvisées ».
Il a, en outre, réaffirmé l’attachement du parti à la lutte contre la corruption, présentée comme « un combat fondateur » du Courant démocrate.
Vers un front démocratique élargi ?
Au-delà de la restructuration interne, Attayar affiche sa volonté de s’inscrire dans une dynamique de rassemblement.
« Nous sommes ouverts à toutes les forces qui partagent les mêmes valeurs démocratiques », a indiqué Hichem Ajbouni, évoquant la possibilité de convergences politiques dans la période à venir.
Cette démarche intervient dans un paysage politique profondément recomposé, marqué par l’affaiblissement des partis traditionnels et une concentration accrue du pouvoir depuis 2021.
Avec cette nouvelle direction, Attayar tente ainsi de relancer son projet politique et de se repositionner comme une alternative structurée, dans un contexte où l’opposition peine encore à se recomposer.
S.H











Commentaire
Tunisino
Ajbouni et ses camardes littéraires et idéologisés ne sont en aucun cas des alternatives au littéraire, idéologisé, et stagnant Saied. On a vu comment la Tunisie s’est transformée après 2011 en un cimetière aux jeunes, nos jeunes n’ont plus aucune appartenance à ce pays vu que ce pays n’apporte rien pour eux, aucun futur, aucun rêve. Les littéraires politisés ne sont attachés qu’au passé, le présent et le futur n’existent pas pour eux, alors qu’ils doivent exister pour tout développement durable. Quatre choses sont à faire pour sauver la Tunisie:
1. Transformer l’Ites en une institution de planification stratégiques, ses directives sont à appliquer par tout pouvoir, et son directeur et à être vice-président.
2. Revenir à la constitution de 1959 pour l’adapter aux besoins du pays, devenir un pays avancé et non pas rester une zone d’influence pour un pays retardé, et en apprenant des erreurs du passé.
3. Organiser le paysage politique en trois familles/partis: Gauche, Centre, et Droite. Ces partis sont dans l’obligation de former des politiciens compétents et de respecter les consignes/instructions de l’Ites.
4. Organiser le pays pour qu’il devienne avancé dans quelques dizaines d’années, suivant la méthode anglophone: Rail technique + Rail démocratique au service du rail technique + Garde; en harmonie avec sa culture.