La chambre correctionnelle n°14 près la Cour d’appel de Tunis a confirmé le jugement de première instance condamnant le magistrat révoqué Hichem Khaled à deux ans de prison, dans une affaire liée à des publications sur les réseaux publics de télécommunications.
La décision d’appel vient entériner le verdict initial rendu par la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis, qui avait prononcé une peine de huit mois d’emprisonnement pour chacune des trois affaires engagées contre lui, soit un total de 24 mois.
Trois affaires liées à des publications
Selon les éléments du dossier, le ministère public avait émis trois mandats de dépôt à l’encontre du magistrat, sur la base de trois procès-verbaux judiciaires établis pour des faits d’atteinte à autrui via les réseaux publics de télécommunications.
Le jugement initial avait été rendu le 2 mars 2026, alors que le magistrat avait refusé de comparaître devant la juridiction saisie.
Arrestation et prises de position
Hichem Khaled avait été arrêté le 5 février 2026. Connu pour ses positions critiques à l’égard du pouvoir en place, il s’exprimait régulièrement sur les réseaux sociaux et dans les médias au sujet de la situation politique et institutionnelle du pays.
Une révocation toujours contestée
Le magistrat fait partie des 57 juges révoqués par décret présidentiel le 1er juin 2022. Cette décision, justifiée à l’époque par des accusations de corruption, d’entrave à la justice et de manquements professionnels, avait suscité une vive controverse, tant en Tunisie qu’à l’international.
Le 9 août 2022, le Tribunal administratif avait accordé un sursis à exécution en faveur des magistrats concernés, impliquant juridiquement leur réintégration dans leurs fonctions en attendant un jugement sur le fond. Toutefois, ces décisions n’ont pas été appliquées, laissant les magistrats dans une situation juridique incertaine.
M.B.Z












Commentaire
HatemC
Je ne commenterai pas le jugement …
Je souleve une question qui dépasse le cadre d’un simple fait divers pour toucher à la symbolique de l’autorité et au respect des institutions.
L’image comme reflet de la fonction
Dans l’inconscient collectif, certaines professions (magistrats, médecins, professeurs, avocats) portent une charge symbolique forte.
Le prestige ..
L’apparence n’est pas seulement une question de vanité, c’est un message envoyé au citoyen, celui du sérieux, de la rigueur et de l’impartialité.
La solennité
Un magistrat représente la Loi.
Lorsqu’il apparaît « débraillé », c’est, pour beaucoup, l’image même de l’État qui semble s’effriter.
L’impact social
Valoriser un métier commence par l’exigence que l’on a envers soi-même. Si l’élite d’un pays ne soigne plus son image, le signal envoyé à la jeunesse est celui d’un désenchantement global….HC
Tout s’est clochardisé … HC