L’Institut national de la météorologie (INM) a publié, jeudi 9 avril 2026, un bulletin relativement stable en apparence, mais révélateur d’une tendance plus large à la hausse des températures.
Selon l’INM, le temps sera marqué par quelques nuages sur l’ensemble du territoire, avec des vents de secteur ouest faibles à modérés et une mer peu agitée. Rien d’exceptionnel à première vue. Pourtant, ce sont les températures qui retiennent l’attention.
Les maximales oscilleront entre 23 et 29 degrés dans les régions du nord, sur le littoral et les hauteurs, tandis qu’elles atteindront entre 29 et 33 degrés dans le reste du pays. Des niveaux déjà élevés pour un début avril, période traditionnellement plus tempérée.
Une hausse qui s’installe dans la durée
Depuis une semaine, les indicateurs météorologiques laissent entrevoir un printemps 2026 plus chaud que les moyennes saisonnières.
Plusieurs prévisions saisonnières, relayées ces derniers mois, avaient déjà annoncé une tendance à la hausse des températures sur l’ensemble du bassin méditerranéen, incluant la Tunisie. Le bulletin du jour semble ainsi confirmer, à son échelle, une dynamique plus globale.
Vers une normalisation de l’exceptionnel ?
Si ces températures peuvent encore être perçues comme agréables pour une partie de la population, elles posent néanmoins la question d’un glissement progressif des repères climatiques. Ce qui relevait hier de pics précoces de chaleur tend à devenir plus fréquent, voire attendu.
Dans ce contexte, chaque bulletin météorologique, même banal en apparence, s’inscrit désormais dans une lecture plus large : celle d’un climat en mutation, où les saisons peinent de plus en plus à respecter leur calendrier traditionnel.










