L’ancien bâtonnier Chawki Tabib a annoncé, vendredi 10 avril 2026, avoir reçu une nouvelle convocation à comparaître devant un juge d’instruction, fixée au mardi 14 avril courant, dans le cadre d’un nouveau dossier.
Dans une déclaration médiatique, l’ancien président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) précise qu’il s’agit d’un cinquième dossier engagé à son encontre, s’inscrivant, selon ses propos, dans une série de procédures judiciaires initiées depuis son départ de l’instance en août 2020.
Une accumulation de procédures dénoncée
Dans son message, Chawki Tabib évoque « des dizaines de plaintes » déposées contre lui ces dernières années. Il estime que la répétition de ces poursuites ne peut être dissociée de leur « contexte global », laissant entendre qu’elles dépasseraient le simple cadre judiciaire.
L’ancien bâtonnier développe cette lecture dans son prochain ouvrage, intitulé « Dans les nids de guêpes« , où il aborde ce qu’il qualifie d’« assassinat moral » à travers une instrumentalisation de la justice.
Selon lui, ces mécanismes reposeraient notamment sur l’ouverture d’enquêtes, leur médiatisation, ainsi que la multiplication des convocations, dans un objectif qui ne serait pas nécessairement la manifestation de la vérité judiciaire, mais l’atteinte à la réputation des personnes visées.
“Un harcèlement judiciaire” aux effets multiples
Chawki Tabib met en garde contre les effets de ce qu’il décrit comme un « harcèlement judiciaire », soulignant que celui-ci ne se limite pas à des conséquences juridiques, mais produit également des impacts symboliques et médiatiques.
Il affirme que la simple existence d’accusations, même non fondées, peut suffire à altérer durablement l’image publique d’une personne, en particulier lorsqu’elles sont largement relayées.
Dans ce contexte, il estime que la multiplication et la concomitance des procédures « soulèvent plus d’une interrogation ».
Une volonté de coopérer avec la justice
Malgré ses critiques, Chawki Tabib a réaffirmé son intention de répondre à toutes les convocations judiciaires, tout en soulignant son attachement à son droit à la défense.
Il s’est également dit convaincu que « la vérité finit toujours par prévaloir », remerciant au passage les personnes qui lui ont exprimé leur soutien.
En conclusion, il appelle à la vigilance, estimant que les enjeux dépassent sa personne pour concerner, selon lui, l’avenir de l’État de droit en Tunisie.
S.H










