Invité sur le plateau d’Al Janoubiya, dans la soirée du 9 avril 2026, un élu local du nom de Khelifa Naffati a offert aux téléspectateurs un moment… disons, difficile à classer.
L’émission revenait sur les récentes déclarations du président de la République lors de sa visite à Monastir, où il évoquait l’existence de “lobbies” cherchant à s’emparer de la Pharmacie centrale et du stade d’El Menzah. Sur le plateau, les intervenants s’appliquent à commenter, développer et, surtout, donner corps à ces mystérieuses forces à l’œuvre.
C’est là que Khelifa Naffati entre en scène.
Dans une intervention particulièrement habitée, l’élu commence par saluer le chef de l’État, espérant que ce dernier « nous pardonne pour la fatigue qu’il endure », rappelant qu’il « travaille nuit et jour ». Jusque-là, rien que de très classique dans le registre de la déférence politique.
Mais la suite mérite qu’on s’y attarde.
Évoquant ces fameuses « parties » qui voudraient nuire aux institutions de l’État, l’élu appelle à ce qu’elles soient jugées sévèrement… avant de franchir un cap inattendu. Ces individus seraient, selon ses mots, « des humains sous forme de djinns ». Oui, des djinns.
Des entités qui, précise-t-il, « ne peuvent vivre que dans les marécages » et qu’il faudrait s’en débarrasser.
Un instant de télévision qui n’a pas tardé à faire réagir sur les réseaux sociaux, où la séquence a été largement partagée, commentée et détournée.
Parmi les réactions les plus relayées, celle du journaliste Fatine Hafsia, qui résume avec ironie : « On sait désormais à qui l’on a affaire. Des djinns ! »

Dans un débat déjà bien chargé en accusations de complot, il fallait encore convoquer les forces de l’invisible. C’est désormais chose faite.
R.B.H










