Le ministère de l’Éducation a rendu public, vendredi 10 avril 2026, un calendrier révisé des examens du troisième trimestre de l’année scolaire 2025-2026, une annonce qui n’a pas tardé à provoquer de nombreuses réactions, tant du côté des parents d’élèves que des représentants syndicaux.
La diffusion de ce document rectificatif, dépourvue de toute explication ou mise en contexte, a été vivement critiquée. À cela s’ajoute la désactivation de la section des commentaires sur la page officielle, une démarche perçue comme une entrave à toute forme d’échange avec les internautes.
Selon le document publié, la période des devoirs de synthèse pour les élèves des 7e, 8e et 9e années de l’enseignement de base ainsi que pour les classes de 1re, 2e et 3e années secondaires se déroulera du 18 au 23 mai 2026, coïncidant avec une interruption des cours. Pour les élèves de 4e année secondaire (baccalauréat), la date limite des devoirs de contrôle a été fixée au 2 mai 2026, tandis que les épreuves de synthèse auront lieu les 6, 7, 8, 11, 12 et 13 mai.
Le ministère a également précisé les échéances relatives à la remise des notes : le 16 mai pour les candidats au baccalauréat, le 30 mai pour les élèves de 9e année de base et le 24 juin pour les autres niveaux. Les conseils de classe sont programmés les 21, 22 et 23 mai pour les terminales, du 11 au 13 juin pour les 9e années et du 25 au 27 juin pour le reste des élèves. L’élaboration des calendriers détaillés des épreuves revient aux chefs d’établissement.

Cette annonce a rapidement suscité des réactions critiques, notamment du côté des syndicats de l’enseignement. Le secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’enseignement secondaire chargé de l’information, Hatem Hani, a dénoncé une décision révélatrice d’un état de confusion et d’une gestion chaotique du secteur éducatif.
Intervenant sur les ondes de Diwan FM, il a estimé que l’avancement des devoirs de synthèse à la période du 18 au 23 mai, combiné à la réduction de la semaine de synthèse à seulement quatre jours (du 13 au 16 mai), engendrerait une pression importante ainsi qu’une fatigue physique et mentale accrue pour les élèves.
Précisant que les dates de l’Aïd Al Adha sont connus en avance, il a dénoncé la décision du ministère notant que le département aurait pu établir, dès le début de l’année scolaire, un calendrier stable, évitant ainsi les ajustements successifs observés depuis le mois de mars.
Le responsable syndical a également pointé du doigt les dysfonctionnements structurels du système éducatif, affirmant que l’école publique tend à se transformer en simple espace d’évaluation, au détriment de l’apprentissage. Il a critiqué le maintien du système trimestriel, qu’il juge obsolète, et a rappelé que, face au manque de temps, certaines épreuves avaient déjà été annulées.
Il a en outre évoqué des tentatives de pression sur les inspecteurs de langue arabe pour procéder à des annulations similaires, lesquelles auraient été rejetées afin de préserver l’intégrité de l’évaluation pédagogique.
Hatem Hani a appelé à une réforme en profondeur du calendrier scolaire et des programmes éducatifs, dénonçant des déclarations médiatiques sans portée réelle et plaidant pour l’élaboration de stratégies nationales cohérentes, centrées sur l’intérêt de l’élève et la stabilité du système éducatif.
N.J










