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Sonia Dahmani condamnée en appel à un an et demi de prison

Par Myriam Ben Zineb

La chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis a condamné l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani à une peine d’un an et six mois de prison.

Pour rappel, la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis avait condamné Sonia Dahmani à deux ans de prison pour « usage des réseaux et systèmes d’information et de communication en vue de produire, diffuser et préparer de fausses informations », en vertu de l’article 24 du décret-loi n°54 relatif à la lutte contre les infractions liées aux systèmes d’information et de communication.

L’affaire remonte à des déclarations faites par Sonia Dahmani dans le cadre de ses interventions médiatiques en tant que chroniqueuse, au cours desquelles elle évoquait la réalité de la discrimination raciale en Tunisie. Elle y avait notamment cité des exemples concrets mettant en lumière la persistance de pratiques et de discours racistes au sein de la société. Ces propos ont toutefois été requalifiés par les autorités en diffusion de fausses informations, constituant ainsi le fondement des poursuites engagées à son encontre sur la base du décret-loi n°54.

Par ailleurs, une décision de la ministre de la Justice, datée du 27 novembre 2025, lui a accordé le bénéfice de la libération conditionnelle, entraînant sa remise en liberté.

Il convient également de rappeler que le juge d’instruction avait émis, le 12 mai 2024, un mandat de dépôt à l’encontre de l’avocate et chroniqueuse, au lendemain de son arrestation intervenue le 11 mai 2024. Par la suite, plusieurs autres mandats de dépôt ont été prononcés dans le cadre de cinq affaires distinctes, toutes fondées sur le décret-loi n°54.

M.B.Z

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2 commentaires

  1. Citoyen_H

    Répondre
    13 avril 2026 | 17h22

    NUL NE PEUT ÉCHAPPER

    à ses propres actes.
    La justice est là, pour réguler toutes nos actions, sans exceptions aucunes.
    Dans tous les cas de figure, nous sommes tous sur le même pied d’égalité !
    Nul n’est censé ignorer la loi.
    Il y a un temps à tout

  2. Roberto Di Camerino

    Répondre
    13 avril 2026 | 14h11

    Cela ne s’appelle plus justice, c’est une vraie persecution. Pourquoi le president s’acharne sur elle?
    Oui le president, les juges ne sont là que pour lui obeir pas pour appliquer la loi.

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