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Tunisie-RDC : Kaïs Saïed appelle à un « nouveau souffle » pour l’Afrique et à une refondation de l’ordre mondial

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    Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu ce lundi 1er juin 2026 au palais de Carthage Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la Francophonie et de la communauté congolaise à l’étranger, en sa qualité d’envoyé spécial du président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

    L’émissaire congolais était porteur d’un message écrit adressé au chef de l’État tunisien par son homologue congolais. La délégation comprenait également Juliana Amato Lumumba, fille du leader africain disparu Patrice Lumumba, qui avait effectué une visite en Tunisie en 1960.

    À cette occasion, Kaïs Saïed est revenu sur plusieurs étapes marquantes de l’histoire commune entre la Tunisie et la République démocratique du Congo. Il a notamment évoqué la participation d’un contingent des forces armées tunisiennes aux opérations de maintien de la paix des Nations unies dans la région du Katanga, ainsi que d’autres événements ayant contribué à renforcer les relations entre les deux pays.

    Le président de la République a également souligné que le rêve des pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine consistait à bâtir une véritable unité entre les nations ayant conquis leur indépendance après la période coloniale. Il a toutefois estimé que l’évolution des événements au fil des décennies avait éloigné cet objectif, transformant ce qui était un idéal porteur d’espoir en une ambition encore inachevée, malgré les immenses richesses naturelles dont regorge le continent africain.

    Kaïs Saïed a par ailleurs affirmé que le monde traverse aujourd’hui une phase de profonde mutation nécessitant l’émergence d’une nouvelle pensée fondée sur la justice et la liberté. Selon lui, cette vision doit dépasser les simples proclamations d’égalité inscrites dans les textes et rejeter toute hiérarchisation entre les nations et les peuples.
    En conclusion, le chef de l’État a appelé les peuples africains à jouer un rôle actif dans la construction de leur avenir et dans l’écriture d’une nouvelle page de l’histoire, plutôt que de demeurer les victimes des transformations qui façonnent le monde contemporain.

    S.F

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