Une cargaison d’aide médicale a été acheminée, le 22 septembre 2026, vers la République démocratique du Congo (RDC), en réponse à l’appel de l’Union africaine aux États membres pour soutenir les autorités congolaises face à la propagation du virus Ebola.
Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, la cargaison comprend une quantité importante de médicaments ainsi que du matériel médical et paramédical destiné à appuyer les efforts des autorités congolaises dans la lutte contre l’épidémie.
D’après le dernier rapport hebdomadaire de l’OMS, arrêté au 20 septembre, la RDC comptait 7.733 cas confirmés, pour 3.732 décès depuis le début de l’épidémie.
L’opération a été coordonnée entre les ministères des Affaires étrangères, de la Défense nationale, de la Santé ainsi que le département des Affaires sociales, avec l’appui du Croissant-Rouge tunisien et l’Union tunisienne de solidarité sociale.
L’ambassade de Tunisie à Kinshasa assurera la remise de la cargaison aux autorités compétentes congolaises, selon la même source.
La situation demeure préoccupante en République démocratique du Congo (RDC), où l’épidémie d’Ebola continue de progresser malgré une diminution modérée du nombre de cas à l’échelle nationale. Selon le Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, le virus poursuit notamment sa progression vers de nouvelles zones géographiques, avec désormais une présence à proximité d’une frontière internationale.
L’OMS considère que la situation reste hors de contrôle et que la dispersion géographique du virus s’accentue. Cette évolution complique davantage la riposte sanitaire, en augmentant la pression exercée sur des ressources déjà fortement mobilisées.
La zone de santé de Dungu, dans la province du Haut-Uélé, constitue le dernier territoire concerné par cette extension. Située à proximité de la frontière avec le Soudan du Sud, elle fait craindre un risque accru de transmission au-delà des frontières congolaises.
Depuis le déclenchement de l’épidémie, 63 zones de santé réparties dans sept provinces ont été affectées.
Face à cette évolution, l’OMS maintient son évaluation du risque à un niveau « très élevé » pour une nouvelle propagation à l’intérieur du territoire congolais. Pour les pays voisins partageant une frontière terrestre avec la RDC, le niveau de risque reste jugé « élevé ».
Par son ampleur, l’épidémie en cours est désormais considérée comme la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC. À l’échelle mondiale, elle se classe au deuxième rang, derrière l’épidémie qui avait frappé plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016.
N.J










