Les États-Unis pourraient frapper l’Iran dès ce week-end, a déclaré, vendredi 23 octobre 2026, l’émissaire américain Tom Barrack, alors que les menaces de Washington et d’Israël en ce sens se sont multipliées ces derniers jours.
« Pourrait-il y avoir une frappe ce week-end ? Absolument », a déclaré ce responsable américain influent au Moyen-Orient, ambassadeur des États-Unis en Turquie et envoyé spécial en Syrie, lors d’un entretien avec l’influenceur Mario Nawfal.
Le président américain Donald Trump « est ouvert à un accord, disponible et accessible, et nous sommes à la table des négociations depuis des mois et des mois », a toutefois ajouté M. Barrack.
Interrogé sur les propos de son ambassadeur en Turquie, Donald Trump a semblé en minimiser la portée. « C’était mon ambassadeur ? C’est un homme assez influent, je suppose. Si c’est le cas, je n’en sais absolument rien », a-t-il déclaré à des journalistes en Floride.
Les négociations entre Washington et Téhéran sont dans l’impasse, près de huit mois après le début du conflit déclenché par les frappes israélo-américaines contre l’Iran.
Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises ces derniers jours qu’il prendrait bientôt une « décision » concernant l’Iran, évoquant la possibilité d’opter pour « la manière douce » ou « la manière forte ». Il avait toutefois laissé entendre jusqu’ici qu’aucune décision ne serait prise avant les élections législatives américaines du 3 novembre.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que Donald Trump a publiquement adoubé mardi en vue des élections législatives en Israël, a pour sa part déclaré mercredi que le « renversement » du pouvoir iranien était la seule option pour éliminer la menace que représente Téhéran.
AFP










