La direction d’Attijari Bank a tenu, mardi 15 avril, une communication financière portant sur les principales réalisations de la banque en 2007 et les perspectives pour 2008.
Présidée par MM. Moncef Chaffar, président du conseil d’administration, Hassen Bertal, Directeur général, et Mohamed Hamlili, responsable du pôle finance et contrôle, cette communication a permis de présenter l’état des lieux actuels de la banque et ses perspectives d’avenir.
Il semblerait que la période noire (et inévitable au regard de la situation dans laquelle était la banque) soit définitivement dépassée et on s’apprête à récolter les premiers bénéfices dès cette année.
Est-il sceptique ? Manque-t-il de confiance en lui-même ? Ou s’agit-il plutôt (et vraisemblablement) de modestie ? Hassen Bertal, DG d’Attijari Bank semblait attendre impatiemment les réactions des intermédiaires en bourse et journalistes rassemblés en bon nombre mardi 15 avril pour sa communication financière sur les principales réalisations de la banque en 2007 et les perspectives pour 2008. Après avoir donné les résultats et les perspectives, après avoir présenté les méthodes utilisées, il cherchait une certaine approbation de son auditoire, comme un brillant élève qui ne voulait pas se satisfaire de son unique bonne note. Un peu comme s’il disait : « J’ai fait tout ce que j’ai pu et le résultat est devant vous. Est-ce satisfaisant ? » Pourtant, il ne nous semblait pas que son auditoire pouvait avoir l’idée de contester ce résultat et ces projections, notamment parmi ceux qui connaissent dans quel état la Banque du Sud (ancien nom d’Attijari) il y a à peine trois ans !
A la fin 2006, la banque tuniso-marocaine trainait un déficit de 176,4 millions de dinars. Un an plus tard, ce déficit est ramené à 9,4 millions de dinars, soit une croissance de 95% ! Au 31 mars 2008, on ne parle plus de déficit, mais de résultat net positif de quelque 4,1 millions de dinars. A la fin de cette année, Bertal table sur un résultat de 37 millions de dinars, de 43 MD en 2009 et de 58 MD en 2010 ! En fait, et nonobstant la modestie du DG, au niveau de la banque, toutes les perspectives sont au vert, bien que le résultat soit encore au rouge, ce qui est tout à fait normal quand on a une petite idée sur ce qu’était la banque en 2005 lorsqu’elle fut reprise par les Marocains d’Attijariwafa Bank.
Ces perspectives ne sont pas méconnues par le marché boursier et par la presse. Dépassons les analyses et articles journalistiques pour nous arrêter sur l’action. Celle-ci était de 7,250 dinars au 31 décembre 2006. Elle était négociée à 10,880 le 16 avril (10,400 le 15) et se trouve en bonne place dans le top five des plus fortes hausses de l’année avec une croissance de 49%. D’ailleurs, nos lecteurs peuvent le constater d’eux-mêmes à la lecture du tableau boursier de notre page d’accueil : depuis le début de l’année, l’action d’Attijari Bank ne s’est jamais absentée de ce top five de l’année des plus fortes hausses.
Pour arriver à rassurer le marché, obtenir cette croissance et ces résultats et pouvoir annoncer et convaincre de ces perspectives futures, la direction d’Attijari et l’ensemble de son équipe ont dû prendre le taureau par les cornes. Ils n’avaient pas le choix d’ailleurs. Depuis 2005, siège et succursales ressemblaient à une ruche avec en ligne de mire quatre axes : le gouvernement d’entreprise, la gestion des risques, le contrôle interne et le respect de la déontologie.
A ce propos, Attijari s’enorgueillit d’avoir été la première banque en Tunisie à mettre en place son propre code de déontologie. Fruit d’un travail coopératif, ce code est jugé important pour les relations de la banque avec ses clients et avec ses confrères, mais aussi pour le personnel avec sa hiérarchie ou ses subordonnés (tout dépend d’où l’on se place).
On a également mis en place une académie (que nous présenterons dans un article à publier prochainement) dont la mission est de dispenser une formation spécifique aux différents métiers visant le perfectionnement des compétences requises pour répondre au mieux à l’évolution technologique, organisationnelle et réglementaire du secteur.
Cherchant à être plus proche du client, la nouvelle stratégie d’Attijari consiste désormais à dispatcher le personnel dans le réseau. Alors qu’il y a peu, 2/3 du personnel était basé au siège, on est arrivé aujourd’hui à réduire cette portion à 50% pour la ramener à 1/3 dans les mois à venir. A noter que le nombre d’agences a atteint aujourd’hui 112 après l’ouverture de dix agences en 2007.
Autres réalisations de la banque, celle de Tunisiecomex, la plateforme destinée à aider les entreprises tunisiennes à identifier les marchés étrangers potentiels avec une série d’outils pour explorer des débouchés et nouer les premiers contacts. On notera aussi la convention Prosol qui a permis de financer quelque 14.000 chauffe-eaux solaires, les nouvelles cartes bancaires, l’installation des postes Western Union dans les agences, l’installation des mandats express, la consultation des comptes à distance, la plate forme SMS ou encore l’organisation des deux manifestations de Maghreb développement.
Enfin, et parmi les objectifs, c’est de spécialiser le réseau (entreprises, particuliers), de filialiser les lignes de métier et d’améliorer la qualité de services (un département qualité a été d’ailleurs créé)…
Autant de projets (et notre liste n’est pas exhaustive) qui ont fait les résultats présentés et ont permis de présenter, en ayant les pieds sur terre, les perspectives d’avenir.
Le marché n’a pas été insensible et a répondu favorablement. Il l’a même prouvé puisque, au lendemain de cette communication, l’action a enregistré la plus forte hausse du jour avec +4,61% et plus de 19.000 titres échangés.
Crédit photo : Agence Chaïrat










