Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Le « calamiteux » Rapport 2008 du syndicat des journalistes

Il était attendu ce rapport 2008 sur la situation de la presse en Tunisie. S’agissant du premier rapport du syndicat nouvellement créé, le millier de journalistes tunisiens et dizaines de milliers d’observateurs s’attendaient à un rapport reflétant vraiment les préoccupations.
Il n’en fut rien ! Le rapport a cherché la polémique et la confrontation avec les autorités. Il s’est limité à dénombrer tout ce qui ne va pas, omettant (souvent) ce qui va. Il s’est amusé à donner des bonnes notes aux uns et aux autres et s’est érigé en donneur de leçons. « Une discussion de café couchée sur papier », commentera notre confrère Khemais Khayati.
Pour les journaux électroniques, le rapport s’est amusé à dresser un très sombre état des lieux. Niant l’existence même de supports créés par des journalistes, il précise que certains (sans dire lesquels) ont reçu des propositions de contributions de la part de puissances étrangères (ce qui est strictement interdit par le code de la presse). Attitude tendancieuse qui ne va pas jusqu’au bout puisque le rapport ne s’interroge pas si des journaux papier reçoivent, non pas des propositions, mais des contributions de la part de ces puissances. Le rapport écrira que les journaux électroniques comptent essentiellement sur des pigistes alors que les membres du bureau directeur savent parfaitement que ces journaux recrutent des permanents et ne demandent qu’à leur délivrer des cartes de presse professionnelle.
La presse électronique ne sera pas la seule à subir l’injustice de ce premier bureau de ce nouveau syndicat. La radio l’a été également, comme le prouve l’absence totale de toute mention de la Zitouna FM, malgré ses très bons résultats d’audience en si peu de temps.
L’attitude des rédacteurs est étrange d’autant plus que les autorités n’ont montré aucune fébrilité vis-à-vis de ce nouveau bureau. Les membres du bureau du syndicat ont été reçus par M. Rafâa Dkhil, ministre de la Communication et des relations avec la Chambre des députés et chambre des conseillers et ont reçu le jour même de la publication du rapport un message de félicitations de la part du Président de la République. Pourquoi alors noircir l’image d’un secteur et la présenter sous un mauvais jour, alors que ce n’est pas la réalité du terrain telle que nous la vivons au quotidien ? On peut à la limite comprendre qu’on axe sur ce qui ne va pas, mais peut-on accepter que le rapport nie les réalités et publie des contrevérités ? 
Nous y reviendrons.

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *