Pour le troisième jour consécutif, le titre de la Sotrapil occupe le triste classement du top five des plus fortes baisses du jour. Pour le deuxième jour consécutif, le titre occupe la tête de ce classement avec 4,5% de baisse.
En trois jours boursiers, il a accusé une chute de plus de 12%. En un an, l’action est passée de 34 à 21 dinars. Une chute fort inquiétante pour les actionnaires d’autant plus qu’elle se classe sixième plus forte chute de l’année avec 16,1%.
La raison réside-t-elle seulement dans ce projet de pipeline promis maintes fois et toujours en attente ? Le budget alloué à cet appel d’offres serait entre trois et quatre fois inférieur aux offres des participants.
Selon un petit actionnaire de la Sotrapil, il ne s’agit pas que de cela. « On peut bien comprendre qu’une entreprise sous-évalue ou surévalue un projet. Ce qu’on ne peut pas comprendre, c’est le grand retard pris pour s’en rendre compte, à savoir des années de fermes promesses jamais tenues. Ce qu’on ne peut pas comprendre non plus, ce sont les propos d’un PDG, lors d’une assemblée générale, qui règle ses comptes avec certains médias à qui on ne peut reprocher qu’une seule chose : d’avoir fait leur travail ! Ce qu’on ne peut pas comprendre en plus, c’est qu’un PDG entame ladite assemblée par des sujets hors contexte, n’ayant aucune relation avec l’objet de la réunion ».
Au-delà des propos de cet actionnaire, tout observateur, averti, peut se rendre compte que la situation est loin d’être au beau fixe dans la société. Tout journaliste également. Il lui suffit de constater que l’assemblée générale n’est ouverte qu’aux actionnaires, ce qui reflète tout simplement un manque de transparence. Faut-il souligner que l’écrasante majorité des Assemblées des sociétés cotées, dans le monde, mais aussi en Tunisie, sont ouvertes au public afin d’inciter les gens et les médias à s’intéresser à l’entreprise et à y investir ? Toute Assemblée qui clôt ses portes ne peut rassurer. C’est le cas de la Sotrapil.
Il est impératif, et c’est la mission urgente du conseil d’administration, de trouver une solution urgente à la Sotrapil afin d’arrêter cette hémorragie, cette arrogance et ces promesses non tenues.










