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Faut-il redéfinir les formations de l’ingénieur ?

La Tunisie a accueilli, du 16 au 18 Août 2008, les délégations d’ingénieurs de l’Union des Ingénieurs Civils américains et le Conseil mondial des Ingénieurs Civils, conduites respectivement par les présidents des deux organisations.
L’infrastructure était le thème principal et le motif de la visite de ces délégations. Les pays émergeants du continent africain, ont réalisé le besoin d’avoir une infrastructure qui leur permet de garantir une meilleure qualité de vie à leurs citoyens.
L’infrastructure constitue 10% du PIB, a affirmé Kamel Ayadi, président de la Fédération mondiale des Organisations d’Ingénieurs. De plus, les défis à relever en matière d’infrastructure, concerne aussi bien les pays avancés que les pays émergents. Ces derniers cherchent a consolider leurs infrastructures pour rattraper le train de la technologie. Les pays industrialisés cherchent pour leur part à maintenir une qualité de vie assez « confortable ». Pour ces multiples raisons, le travail de l’ingénieur civil, a connu un développement remarquable.de par le monde, et notamment en Tunisie, en Chine, en Inde, en Egypte… l’infrastructure dans ces différents pays connait un important boom, tant il est vrai qu’une bonne infrastructure attire davantage de touristes et contribue au développement industriel et commercial. Elle entraîne par conséquent un meilleur niveau de vie des citoyens.

Les formations de l’ingénieur doivent être redéfinies, a confirmé José Medem Sanjuán, Président du Conseil mondial des Ingénieurs Civils. Il a expliqué que l’ingénieur doit être formé sur de nouvelles bases. Il ne faut plus compter sur la technologie comme stratégie de formation. Il faut aussi former l’ingénieur en prenant en compte la communication, le managérat, les langues etc. il faut qu’il soit plus ouvert au monde qu’il ne l’est maintenant. L’étude effectuée par l’Union des Ingénieurs Civils Américains, cherche à construire une nouvelle vision des ingénieurs civils. « A l’horizon de 2025, on doit confier aux ingénieurs civils la mission de développer une meilleure qualité de vie. Cela est possible si le travail des décideurs, designers constructeurs … est effectué en conformité avec l’éthique », a affirmé David G. Mongan, président de l’Union des Ingénieurs Civils Américains. Le rôle d’ingénieur doit dépasser le rôle de simple constructeur. Il doit essayer de limiter les dégâts en cas de catastrophe comme le Tsunami ou la catastrophe du 11 septembre 2001etc. « C’est pour cette raison qu’on envoie des équipes d’investigation, après chaque désastre, afin de minimiser les dégâts », a précisé Patrick J. Natale, vice président de l’Union des Ingénieurs Civils américains.

Le continent africain, étant le nouveau centre d’intérêt des organisations et des unions internationales, a fait preuve de sa volonté de continuer le combat. En effet, trois pays de ce continent ont retenu l’attention de l’Union des Ingénieurs Civils américains et le Conseil mondial des Ingénieurs Civils, à savoir la Tunisie, l’Afrique du sud et l’Egypte. Ce choix est complètement logique et respectable lorsqu’on observe l’investissement important consenti par ces trois pays. La Tunisie n’abrite pas moins de 20 collèges et institutions, spécialisés dans des études d’ingéniorats civils, un pays qui ne compte que 10 millions d’habitants. L’Afrique du sud possède une infrastructure intéressante, surtout avec la coupe du monde de football qu’elle accueillera bientôt. L’Egypte parie également sur l’infrastructure malgré le manque de financement.

La Tunisie figure parmi les pays qui ont commencé à récolter les fruits des efforts qu’ils ont déployés au cours des dernières décennies. La présence des deux délégations parmi nous, ne font que confirmer la bonne stratégie adoptée par la Tunisie. En effet, les deux délégations ont cherché d’abord à examiner en profondeur et de plus prés l’expérience tunisienne. Il est à rappeler qu’en novembre dernier, en Inde, le Fonds de Solidarité Nationale 26/26 a retenu l’attention des différents pays et organisations dans le monde, grâce a son efficacité et l’objectif qu’il s’est assigné, celui de combattre la pauvreté. Le pays a connu un important essor dans les dernières années, a attiré des investissements intéressants, s’est employé à améliorer encore plus son infrastructure de base.etc. D’ailleurs les délégations ont effectué une visite au pont de la Goulette-Rades.

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