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Salon de la monétique en Tunisie: mimétisme et absence d’inventivité chez la plupart des banquiers

La deuxième édition du Salon des services bancaires et de la monétique en Tunisie a ouvert ses portes ce matin 30 octobre 2008. Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Taoufik Baccar, a procédé à l’inauguration de ce Salon en compagnie de l’ensemble des dirigeants des banques locales, étatiques et privées. Nous ne croyons pas avoir relevé une quelconque absence.

Au fil des stands, une observation s’impose : comparativement à la première édition, un certain dynamisme et un grand effort sont fournis pour une bonne présentation de la banque et de ses produits. Des flyers sont disponibles à la pelle, des agents qui présentent les différents services, de hauts responsables qui expliquent les raisons du lancement de tel ou autre produit…
Il y a même des stands qui se distinguent montrant tout l’intérêt de l’institution pour la manifestation. C’est le cas notamment d’Attijari Bank, de l’UIB, de l’ATB et de la BT.

Seulement voilà, il y a une constance dans l’ensemble du salon : on ne remarque guère d’innovation. Toutes les banques, ou presque, proposent les mêmes produits : des crédits à la consommation (autos, habitations, etc.), des cartes de crédit de différentes catégories et basta. Une banque sert-elle uniquement à donner des crédits ? Ce n’est en tout pas ce qu’on voit sous d’autres cieux, d’autant plus que ces crédits ne sont là que pour les particuliers. Nous n’avons remarqué aucune institution proposant des solutions d’accompagnement pour les PME (à l’exception de la BFPME dont le stand est fort mal placé et passe totalement inaperçu) et les jeunes promoteurs.
Autre point remarqué, l’absence de transparence dans les flyers distribués. On propose des crédits à droite et à gauche, on annonce des taux préférentiels, mais on ne remarque pas de taux clairement affiché, permettant aux visiteurs de comparer les prestations des uns et des autres. Pour connaître les différences, il faut aller sur le stand de chacune des banques, savoir être sur ses gardes pour deviner les pièges et les coûts cachés de chacun des crédits proposés et chausser des lunettes pour lire les phrases en petits caractères, invisibles à l’œil nu des quadras et plus. Nous avons en effet remarqué plus d’une banque proposant des taux préférentiels, mais valables uniquement pendant la durée du salon.

A la sortie du salon, quelle idée garde-t-on ? Que toutes les banques se ressemblent avec des services quasi-identiques. On dirait qu’elles ont toutes un directeur de produit en commun.
Les responsables de l’ATB nous en voudront si l’on ne parle pas de leur carte Lella. Une carte, qu’on qualifierait volontiers de ségrégationniste, vu qu’elle n’est proposée qu’aux femmes. Il semblerait qu’elle a trouvé un grand succès. Soit ! Mais, il n’en demeure pas moins que ce n’est qu’une carte de plus, destinée à offrir des crédits à la consommation. Il y a également la carte Tawa d’Attijari qui est proposée même à ceux qui ne sont pas des clients de la banque. Une carte ressemblant énormément à celle de la Poste qui, elle, innove et demeure hélas fort discrète, vu notamment son statut étatique.
Mais ces deux cartes peuvent-elles, à elles seules, faire le printemps d’un Salon ? S’il est clair que la deuxième édition est nettement meilleure que la première, il n’en demeure pas moins que le visiteur n’en sort pas ébloui et impressionné et satisfait d’avoir réalisé une affaire. Ce dont on peut être sûr, c’est que l’édition de 2009 sera nettement meilleure, car nos banques (dont la volonté de réussir et de bien faire est manifeste) ont bien l’intention de tirer les leçons de l’expérience des deux premières éditions.

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