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Le « tout connecté » : manne du ciel ou projet diabolique ?

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    Une technologie révolutionnaire est en cours de développement. L’ensemble des objets habituels, des lunettes au porte-clés, pourraient être équipés, à l’avenir, de puces électroniques. Ces dernières permettront un nombre infini d’applications bouleversant le quotidien, au péril de piétiner parfois les libertés individuelles, selon l’Agence France Presse.
    La tendance générale est vers le « tout connecté » : de plus en plus d’appareils (téléviseurs, baladeurs, appareils photo et cadres numériques) permettent de se connecter à Internet. Prochainement, ce sera au tour des produits dépourvus d’électronique de faire leur entrée dans l’ère numérique.

    Il existe déjà des applications basées sur la technologie RFID (identification par radio-fréquence). Le passe Navigo dans les transports parisiens, la géolocalisation des véhicules dans certaines entreprises ou encore les bracelets électroniques anti-enlèvement dans les maternités, sont des exemples concrets. Cette technologie est, notamment utilisée pour suivre les bagages dans certains aéroports ou les marchandises de l’usine aux magasins.
    Peu appliquée au grand public, elle offre, cependant, de larges possibilités. Vincent Bonneau, analyste de l’IDATE (Institut de l’Audiovisuel et des Télécoms en Europe), souligne que «le potentiel du marché est énorme».

    Concrètement, ce procédé simplifiera la vie au quotidien. Ainsi, un signal d’identification est envoyé lorsqu’un objet doté d’une étiquette électronique est mis à proximité d’un lecteur (mobile, borne…). Déclenchant des actions très diverses, il permettra à un consommateur, par exemple, d’accéder à une mine d’informations (prix, présence d’allergènes, d’OGM…) en approchant simplement son téléphone portable d’un article.
    Avec son lecteur «Mirror», la société française Violet ouvre la marche vers un monde entièrement connecté.

    Une telle avancée technologique, qui peut menacer la vie privée, pourra attiser les «réticences des consommateurs européens», prévient Nick Jones, chef de recherche au sein du cabinet d’études Gartner.
    La Commission française de l’Informatique et des Libertés (CNIL) met, elle aussi, en garde contre les risques liés au développement de ces objets communicants. «Mettre en place des outils aussi bien juridiques que techniques qui permettront à l’utilisateur d’avoir le contrôle sur les données qui seront détenues par ces puces sera l’objectif à atteindre », explique Gwendal Le Grand, chef du service de l’expertise informatique à la CNIL.

    Eric Besson, secrétaire d’Etat français à l’Economie numérique, a ainsi récemment préconisé la mise au point de solutions assurant au citoyen un droit au «silence des puces».
    Manne du ciel ou projet satanique ? Ce sera au consommateur d’en décider.

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