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Ridha Touiti : comment rendre compétitif le secteur tunisien des services

Deux rencontres en moins d’un mois ont réuni Ridha Touiti et les médias. Le secteur du commerce est très sensible parce qu’il touche le quotidien du citoyen dans différents domaines et parce que le marché résume l’ensemble des questions propres à la vie de la ménagère. C’est le domaine qui se prête le mieux aux cancans, aux papotages, ragots et autres rumeurs… Un contact direct et permanent entre le ministère de tutelle et les journalistes s’avère nécessaire. Il est de nature à clarifier plus d’une controverse et à lever plus d’une équivoque. Aussi la communication a-t-elle été choisie et la clarté et la transparence ont-elles été privilégiées. Un large tour d’horizon a été brossé en plus d’un document assez volumineux distribué aux nombreux journalistes ayant répondu à l’appel. Parmi les axes traités, la mise à niveau du secteur des services a retenu le plus l’attention.

Un point de presse le 21 janvier 2009, une rencontre avec les média jeudi 5 mars 2009. Ridha Touiti s’est adressé aux journalistes à deux reprises en moins d’un mois. Cette initiative confirme, si besoin est, le souci du ministre du Commerce et de l’Artisanat de tenir les médias au courant des derniers développements de la situation qui prévaut dans les marchés et des résultats obtenus.
L’approvisionnement du marché se fait normalement en production nationale, sans avoir à recourir au stock régulateur. L’inflation se situe actuellement à 3,3% au lieu de 5,7% en février 2008. La tendance verrait une baisse à 3% vers le mois d’avril 2009. L’espoir est qu’une bonne saison agricole contribuerait à un approvisionnement meilleur et à la stabilité des prix. Le ministre a précisé que l’agriculture tunisienne est protégée par ce qu’on appelle une inflation solidaire.
Quant à la maîtrise des prix, elle est performante en comparaison avec ce qui se pratique dans les pays semblables au nôtre et même les pays développés où l’inflation est à deux chiffres. Le bon comportement de la Tunisie est dû à plusieurs facteurs dont l’abaissement des taxes douanières et l’intervention des offices qui supportent la hausse des prix.

La mise à niveau du secteur des services répond aux recommandations du chef de l’Etat de faire de la Tunisie de demain un centre international de commerce et de services. Elle fait suite à la consultation nationale d’avril 2005 qui a permis de mettre en œuvre une stratégie dans le cadre du 11ème plan de développement, d’où la volonté d’accélérer le rythme des réformes touchant le secteur des services.
Cette mise à niveau est rendue indispensable pour les nombreux avantages que ce secteur procure et parce que des impératifs internes et externes appellent à l’urgence d’enclencher la dynamisation du secteur. L’exportation des services est plus importante que l’exportation des richesses. Or, jusqu’à présent seuls les secteurs du transport et du tourisme réalisent des chiffres satisfaisants à l’export.

Il convient de développer et de diversifier les secteurs où l’exportation des services est possible. De larges espoirs reposent sur les réformes pour faire face à la demande intérieure, le citoyen devenant un grand consommateur de services. Sur le plan bilatéral, des négociations sont en cours après la mise en place de la zone de libre échange des produits industriel depuis janvier 2008. Au niveau régional, les zones de libre échange sont en chantier depuis 2005. Sur le plan multilatéral, les négociations avec l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) entrent dans le cadre de l’agenda de Doha.
Toutes ces négociations augmentent la pression concurrentielle sur la Tunisie qui doit améliorer le secteur des services en vue de le rendre plus compétitif et plus productif. Force est de constater à cet effet que la productivité du secteur des services en Tunisie est inférieure à celle des autres pays. L’effort à engager pour obtenir des résultats tangibles consiste à l’identification des problèmes qui obstruent le développement du secteur, à produire l’information exacte, à présenter des données claires. Trois commissions se penchent sur cet aspect avec le concours de l’Institut national des Statistiques (INS).
A propos de l’artisanat, M. Touiti a insisté sur le rôle des médias en vue de sensibiliser le citoyen à honorer comme il se doit la journée nationale de l’habit traditionnel, le 16 mars de chaque année. Il est évident que la portée économique de l’intérêt pour l’habit traditionnel en particulier et l’artisanat en général n’échappe à personne, en plus du caractère social, identitaire et du patrimoine, vu la dynamisation de l’activité et la création de plusieurs postes d’emploi. La foire, qui sera organisée parallèlement au Kram, verra la participation de pas moins de 75 métiers différents. La diversité et la richesse du produit artisanal tunisien sont de nature à inciter le citoyen à s’y intéresser.

L’emplacement de la plateforme commerciale a fait l’objet d’une demande d’éclaircissement. Le ministre a indiqué que les études sont en cours et que le choix obéira à plusieurs paramètres dont la rentabilité de la zone, la proximité de la source d’approvisionnement, des usines de conditionnement et de l’aéroport au cas où il s’agira d’exportation. Plus qu’un second marché de gros, la plateforme renferme plusieurs services.
Tout au long de cette rencontre avec les médias, le ministre a fait montre d’une rare maîtrise du dossier commercial. Il a rappelé que l’affirmation d’une donnée doit être vérifiée au préalable et que pour éclairer l’opinion publique, il est nécessaire, voire fondamental, de faire preuve de circonspection et de vérifier l’information livrée au lecteur.

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