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Tunisie – Derrière la mise en garde du CMF, 300.000 dinars de préjudice !

Le conseil du marché financier a publié le 2 septembre courant un communiqué mettant en garde le public sur le fait que la société « Premier Marketing Tunis SUARL » ayant pour objet les études de marketing, gérée par le néerlandais Karl PRAGH, est en train de collecter des fonds d’une manière illégale.
Le bonhomme faisait des des opérations de démarchage financier en contactant directement ou par courrier ou par téléphone le public pour lui proposer des placements sur le marché international des matières premières et ce, via une société britannique dénommée « Commodity Exchange LTD » dont le siège se situerait à Londres.

Selon des révélations publiées aujourd’hui par African Manager, Karl Pragh est actuellement en état de fuite. Il était installé dans une luxueuse villa à El Manar 2 louée à quelque 3 mille dinars et faisait croire à ses employés tunisiens et à ses clients qu’il exerçait le métier d’intermédiaire en toute légalité et disposait des autorisations nécessaires pour son activité d’intermédiation financière sur les places boursières internationales.
De fait, envoyait ses courriers de démarchages visant une clientèle parmi les catégories sociales aisées.

Il arrivait ainsi à collecter, rapporte African Manager, d’une manière illégale et frauduleuse, des fonds à travers des opérations de démarchage financier en contactant directement par courrier ou par téléphone le public pour lui proposer des placements sur le marché international des matières premières.
Les clients étaient persuadés de faire des placements sur les marchés des matières premières, du pétrole et autres en profitant d’un cours de change favorable et d’un intermédiaire étranger « qui s’y connait ».
Ils ne voyaient jamais pourtant la couleur de leur argent, persuadés chaque fois que les gains étaient placés sur de nouveaux contrats.
Le Conseil du Marché Financier a cependant eu vent de l’affaire et réagi aux premières indications qui lui sont parvenues à propos de cette affaire. Après enquête, il s’est avéré que la société londonienne, Commodity Exchange LTD, n’existe tout simplement pas ! Ni à Londres, ni ailleurs.

L’arnaqueur n’en réussira pas moins de berner plus de 30 victimes tunisiennes et de leur subtiliser une somme totale, jusque-là estimée à plus de 300 mille DT, rapporte AM.
La première alerte aurait été donnée par une personne d’un certain niveau social qui, recevant la lettre de démarchage, aurait pris contact téléphonique avec le CMF pour essayer d’en savoir davantage sur l’entreprise qui le démarchait.
Beaucoup d’autres victimes auraient préféré se taire cependant, découvrant qu’ils avaient eux-mêmes pris part à des opérations illégales en matière de change.
Du coup, une deuxième enquête est lancée. Judiciaire cette fois. Une ordonnance sur requête du tribunal de première instance de Tunis, en date du 14 septembre 2009, a mis sous séquestre le compte de la société, ouvert auprès de l’UIB et ordonné l’arrêt provisoire de toute activité. Une plainte devrait être déposée par le parquet tunisien contre la société et son propriétaire.

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