La décision d’un juge d’instruction français ouvrant la voie à une enquête sur les logements de luxe et les avoirs bancaires détenus en France par trois présidents africains a été annulée en appel à Paris, jeudi 29 octobre 2009, rapporte Reuters.
Ce dossier visait les biens détenus par la famille d’Ali Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzavile) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale).
Suivant l’avis du parquet, qui avait fait appel de la décision, la chambre de l’instruction a déclaré irrecevable la plainte de l’ONG anticorruption Transparency International, estimant qu’elle n’avait pas de qualité juridique à agir.
En mai dernier, la juge d’instruction Françoise Desset avait créé un choc en Afrique et en France en rendant une ordonnance où elle déclarait la plainte recevable, ouvrant la voie à une information judiciaire pour « recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de biens sociaux, abus de confiance ».
D’après Transparency International France, le patrimoine immobilier des trois chefs d’Etat en France s’élèverait à 160 millions d’euros.










