″L’impact de la crise financière sur les techniques d’analyse financière et sur le métier d’analyste financier″, tel est le thème de la conférence-débat organisée, samedi 14 novembre 2009, par l’Association Tunisienne d’Analyse Financière (ATAF) à la maison de l’Entreprise (IACE).
Pour mieux cerner ce thème et appréhender ses différents contours, l’ATAF a réuni le gotha national et international du monde des finances, en l’occurrence Yann Le Fur, professeur à l’IHEC, conseiller financier chez Mediobanca et co-auteur de l’ouvrage Vernimmen -Finance d’Entreprise et Wassel Madani, directeur adjoint à Fitch Ratings.
Au vu du contenu des communications données par les différents conférenciers, on s’aperçoit, d’une manière générale, que l’objectif recherché est de mettre en exergue l’importance de la responsabilité supportée par l’analyste, surtout en ces temps de crise financière et économique internationale.
Aujourd’hui, le marché financier offre la possibilité à tout épargnant, investisseur, gestionnaire de fonds d’investir dans des entreprises. Or, élément incontournable dans toute une chaîne financière à plusieurs rouages, l’analyste financier est, à la fois, convoité et accusé.
Convoité de par son rôle de fournisseur d’une lecture objective de la réalité et accusé, car on le pointe souvent du doigt si sa lecture ne rime pas avec les tournants d’un marché. Lescandale ″Leman Brother’s″ est encore vivace dans les esprits. En effet, le ″cas Leman Brother’s″, n’a pas fini de susciter les réactions et les suspicions quant au rôle présumé des analystes financiers dans l’affaire. On les accuse, ni plus ni moins, de connivence avec le géant financier pour induire en erreur tout le monde. Mais que signifie « analyse financière » ? Qui la détermine ? Comment en évaluer la teneur ? Et, surtout, comment s’assurer que les analystes financiers respectent réellement les critères « éthiques » ?
Il est bon de savoir que tout l’essor des placements repose sur la crédibilité des analystes financiers et les agences de notation. Seulement, les experts sont conscients de la grande difficulté à mettre en place des approches objectives et fiables.
Entre le marteau d’une conjoncture à plusieurs virages et l’enclume des décideurs économiques, le métier d’analyste financier continue, certes, à endosser les coups de fouets d’un peu partout, mais il réussi à s’imposant en tant que source incontournable d’informations et de renseignements. Nous y reviendrons.










