Les travaux de la troisième édition du Forum de l’investissement et des rencontres d’affaires « Maghreb développement » ont démarré, comme prévu, le 19 novembre.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de l’état major d’Attijariwafa Bank, de l’ambassadeur du Maroc à Tunis, mais en l’absence du ministre tunisien du Développement et de la Coopération internationale empêché par un cas de force majeure.
L’organisation de cette rencontre est née de la conviction que la complémentarité des entreprises maghrébines, dans plusieurs secteurs, pourrait être aussi nourrie par le développement d’un climat d’affaires favorable. « Le forum est né à la suite d’une lettre que j’ai adressée mi 2006 au directeur général d’Attijari Bank », indique l’ambassadeur du Maroc à Tunis. Et depuis, on enregistre des succès. En témoigne, fait remarquer l’ambassadeur, la levée des obstacles qui freinaient les importations et les exportations entre la Tunisie et le Maroc. Autre constat non moins important relevé par l’ambassadeur : les services économiques de la chancellerie n’ont pas eu à intervenir une seule fois pour débloquer une situation, aussi bien dans les ports tunisiens que marocains.
Le Maghreb Développement d’Attijariwafabank, la banque qui a bien su profiter de son existence sur les différents marchés, est lancé pour devenir un moteur d’intégration économique et faire des entreprises maghrébines de véritables locomotives pour booster l’établissement d’un marché régional pérenne et fructueux.
Les hauts responsables et les opérateurs économiques convergent, toutefois, sur le fait que le coût du non-Maghreb, qui reste très élevé, freine encore cette complémentarité. Ce handicap est lourd de conséquences sur les économies des pays maghrébins.
Le Maghreb est une zone qui n’a pas atteint la parfaite compilation malgré le grand nombre d’accord signés. L’Accord d’Agadir, à titre d’exemple, malgré ses avantages pour les opérateurs économiques, nécessite sa dynamisation pour éviter les erreurs de son interprétation.
Hormis quelques exceptions, les échanges intermaghrébins restent en deçà des aspirations et des ambitions. Plusieurs obstacles freinent encore les échanges commerciaux. Même les nouvelles initiatives rencontrent des difficultés. Pour preuve, les initiatives prives en faveur du développement du transport maritime se trouvent accablées devant l’obligation de la rentabilité des liaisons maritimes.
Le « Maghreb Développement » est venu comme l’une des solutions. C’est une initiative à saluer. Elle est importante, d’abord, parce qu’elle est une volonté privée prise par une banque à dimension régionale, puis parce qu’elle a permis de donner une lueur d’espoir pour diminuer le coût du Non-Maghreb.
A sa première édition, la rencontre avait pour objectif de découvrir le forum. Aujourd’hui, l’objectif ne consiste pas à échanger des cartes visites et des brochures. II s’agit plutôt de nourrir les premiers contacts et de créer une vraie dynamique d’échanges et de partenariat entre les opérateurs sur la zone maghrébine ainsi que sur les marchés avoisinants.
Le « Maghreb développement » se veut, selon ses organisateurs, un lieu pour la mise en place de mécanismes et d’opportunités en faveur de l’intégration maghrébine. Le bilan des deux dernières éditions est encourageant. A peine 500 entreprises ont y participé. Le nombre des rencontres B 2B a, quant à lui, atteint environ 600 rencontres. Ces signaux positifs ne peuvent qu’encourager les entreprises maghrébines de prendre part aux travaux de cette troisième édition qui a vu la participation d’environ 55 entreprises marocaines, 20 libyennes, 10 mauritaniennes, 3 algériennes et 120 tunisiennes.
Pour confirmer cette réussite, les organisateurs ont orienté les travaux de cette 3ème édition vers des secteurs qu’ils jugent stratégiques et qui présentent des niches de complémentarité et de synergie qui existent entre les opérateurs des différents pays du Maghreb.
C’est ainsi que des délégations d’hommes d’affaires, marocains, algériens, mauritaniens, libyens et français, opérant dans différents secteurs d’activité économiques se sont rendus à Tunis afin d’exploiter ces niches. Une chose est sûre : tout ce qui va être dit, présenté, signé ou négocié lors de cette manifestation n’aboutira assurément à aucun résultat en l’absence d’un vrai suivi.
D’ores et déjà, et à l’ouverture, on note plus de six rendez-vous b to b pour chacune des entreprises présentes.










