Pour offrir les droits de retransmission de la Coupe d’Afrique des Nations à la télévision tunisienne, les responsables d’Al Jazeera Sports ont demandé la somme de 10 millions de dollars, soit plus de 13 millions de dinars.
Selon des sources officielles, et face à ce montant exorbitant, la télévision tunisienne a proposé d’autres scénarios pour obtenir les droits de transmission de l’équipe de foot tunisienne.
En réponse, les responsables d’Al Jazeera Sports n’ont pas fait dans la dentelle en formulant une série de demandes carrément impossibles à accepter.
La chaîne qatarie a revu sa « facture » à la baisse en « acceptant » 9,4 millions de dinars au lieu de 13. Mais, en contrepartie, elle a exigé la gratuité des droits de retransmission du championnat national de football et de la Coupe de Tunisie et ce pendant trois ans ! De plus, la chaîne a exigé les résumés hebdomadaires de toutes les manifestations footballistiques qui se déroulent en Tunisie. Enfin, la chaîne a demandé à ce que la Télévision tunisienne intervienne pour que les abonnements d’Al Jazeera Sports puissent être commercialisés en Tunisie.
Autant de raisons qui démontrent la mauvaise foi d’Al Jazeera qui confond tout simplement le business du pétrole et celui du paysage audio-visuel.
Pour mettre les choses dans leur cadre, ces prix sont exorbitants et ne collent pas avec la réalité du milieu.
La fixation des prix par les groupes internationaux de télévision tient compte de la population et du pouvoir d’achat d’un pays.
Pour la Tunisie, à titre indicatif, l’ensemble des investissements publicitaires annuels, tous médias confondus (télé, radios, journaux), tourne autour de 30 millions de dinars. Il est carrément inimaginable de consacrer plus du tiers de ce montant à une simple manifestation sportive dont la durée est inférieur à un mois. A titre indicatif également, la télévision tunisienne a acquis les droits de cette même CAN pour un montant tournant autour de deux millions de dinars.
Ainsi va le sport quand il est dirigé par les Arabes confortablement assis sur leurs pétrodollars.










