Pour fêter ses 40 ans, Land Rover n’a pas lésiné sur les moyens pour célébrer quatre décennies d’innovation et d’aventures.
L’aventure, la marque britannique (on ne dira pas qu’elle est devenue indienne) en connaît bien des coins. Exactement à l’image de ses clients. C’est justement, pour le prouver qu’elle a convié un nombre de journalistes de par le monde à Porto pour explorer et découvrir les endroits les plus inaccessibles du nord du Portugal.
Aventuriers, amateurs de sensations fortes, attachez vos ceintures et accrochez-vous, vous ne risquerez pas un instant d’être déçus dès lors que vous êtes à bord de la Range Rover 2011, le dernier modèle nec plus ultra de la Land Rover.
C’est encore meilleur si vous êtes derrière le volant. Et n’ayez surtout pas peur de ne pas assurer devant vos passagers, il y a tellement de fonctionnalités d’aide à la conduite à bord qu’il n’y a aucun risque de se ridiculiser en affrontant une pente très raide ou en « plongeant » au milieu d’un ruisseau rocheux.
Quant aux conducteurs qui se croient blasés, ayant déjà tout vu et pensant qu’aucune marque n’est plus capable de les impressionner, qu’ils tournent leur langue sept fois dans la bouche avant de se prononcer. Ils seront bluffés.
Mais commençons par le commencement, car la nouvelle Range Rover, version 2011, est bluffante avant même que vous n’appuyez sur le bouton démarrage.
Conçue avec grand goût et un luxe extraordinaires, la Range Rover demeure fidèle à ses traditions britanniques de must. Sa réputation de produit premium n’est pas feinte, elle tient à la préserver et la nouvelle Range la préserve.
Ceux qui ne voient en une 4×4 qu’un véhicule luxueux ne risquent donc pas d’être déchantés. Les « puristes » qui ne veulent pas voir de changements radicaux, non plus. La nouvelle Range Rover maintient ses principales caractéristiques extérieurs : vitres à angles, peu d’arrondis, avant agressif, etc.
La nouvelle Range Rover n’entend cependant pas laisser, sous prétexte de conservatisme, l’innovation à ses concurrentes. La première innovation, qui nous saute aux yeux, dès le premier contact avec le véhicule, est cette molette centrale qui remplace le levier de vitesse.
Seuls les passionnés et grands connaisseurs auront, au contact de cette molette, une impression de déjà vu et ils n’ont pas tort. On l’a déjà vu à bord des dernières Jaguar !
De là à dire qu’une Range est une Jag 4×4, il n’y a qu’un pas que les novices n’hésiteront pas à franchir. Ils n’ont pas tout à fait tort, la comparaison n’est pas si absurde que cela, les ingénieurs de Land Rover nous le confirment : les deux marques partagent de plus en plus de pièces communes.
Pourquoi pas finalement, les deux marques sont bien « premium » toutes les deux.
On démarre et on avance sur les autoroutes portugaises. A la queue leu leu. Derrière une consœur belge et devant un confrère marocain. On se promet d’être sages et de respecter ces panneaux ronds à l’intérieur desquels est écrit 120. Mal nous en prend, la consœur est déjà partie et assez loin. Il faut dire que malgré ses 2744 kg à vide, le véhicule atteint les 100 km/h en 9,2 secondes. La Range essayée est une TDV8, elle serait une suralimentée, elle les aurait atteint en 6,2 secondes.
Pas de panique pour ceux qui font toujours attention à la consommation de carburant, le dernier modèle de la Range n’«avale» que 9,2 litres aux 100 en cycle extra-urbain et 11,1 litres en cycle mixte. Autrement dit, infinitésimal au regard de ses 3628 cm3 et ses 8 cylindres dégageant 271 ch. de puissance (et 500 ch. sur la Supercharged).
Nous essayons donc de rattraper la journaliste belge et tant pis pour les limites de vitesse, le véhicule est si sûr, si rassurant !
On appuie sur le champignon, en mode automatique ou en mode séquentiel, au choix, et en quelques secondes, le compteur à affichages d’aiguilles en numérique indique 180 km/h. Pas très responsable comme comportement? Il en est de ces voitures qui vous poussent au « crime »! On en verra d’autres dans le reste du circuit, ce n’est pas fini !
Nous attaquons les zones montagneuses et les pistes. Des chemins et des semblants de voies. Des parcours dont quelques uns sont impraticables même à pieds.
Il faudra faire appel aux multiples fonctionnalités du véhicule et, faute de formation adéquate initiale, nous serons assistés par le team très courtois de Land Rover.
Les boutons sont nombreux et chacun est destiné à un chemin précis. Nous les essaierons tous, ce qui nous a permis d’affronter des pentes raides et des plus aigües. On s’interroge même si l’on pouvait escalader à quatre pattes certaines d’entre-elles.
Les sensations? Extraordinaire, cette adrénaline qui vous monte à la tête ! Le moment le plus crucial, ressenti aussi bien en descente qu’en montée, c’est lorsqu’on avait l’impression que les 2774 kg du véhicule étaient à la merci d’un oiseau qui viendrait se poser sur son toit.
Moins crucial (parce que déjà essayé), au moment où il fallait redémarrer après un stop en pleine pente alors qu’on a un frein à main à bouton et une boîte auto. Le véhicule est maintenu en arrêt total, bien que le frein à main ait été désactivé. Le véhicule ne bouge qu’après avoir bien appuyé sur l’accélérateur.
Ouf de soulagement, au bout du chemin, il n’y aurait pas de cabriole. Et tant pis si les airbags ne seront pas testés. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos découvertes.
Le Range Rover 2011, en parfait découvreur de nature, a d’autres cordes dans son moteur.
C’est vers un ruisseau que le plan de route nous mène. Des ruisseaux plutôt.
Là, le team de Land Rover nous invite à changer les pneus et à nous assister dans les différentes manipulations indispensables à enclencher avant d’aborder ce type de chemin qu’on imagine uniquement pour un canoë ou un kayak.
Littéralement, on plonge ! On regarde les confrères et on constate que l’eau a atteint une bonne partie de la calandre. A l’intérieur, derrière le volant, on a d’autre choix que d’avancer. Presque à l’aveugle. Mon permis de conduire, je l’ai obtenu en circulant sur des routes et non dans des ruisseaux. Vous vouliez des sensations fortes en grandeur nature ? Conduisez une Land Rover. Et si vous désirez le luxe en prime, préférez la Range Rover !
Reste à savoir si le concessionnaire tunisien, Alpha, vous dispense des « cours » en la matière. « Oui, certainement, nous assure Jean Atik, directeur marketing de Land Rover pour la région MENA ». Chaque détenteur d’une Land Rover a en effet droit à des circuits d’essai pour découvrir toutes les possibilités du véhicule et, cas échéant, des vidéos.
Confirmation d’Imen Makni son homologue pour la Tunisie et son directeur général Moncef Klibi. Grand connaisseur de ses véhicules, il fera cette très juste remarque : « dommage que nous n’ayons pas de formateurs et de chauffeurs spécialisés, capables de conduire comme il se doit des 4×4 ». Notre désert et nos montagnes offrent tant de possibilités que nos promoteurs touristiques devraient y réfléchir.
La marque fête ses 40 ans : joyeux anniversaire Land Rover !

Mis à jour le: 29 juillet, 00:00
29 juillet 2010, 00h00
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