Pour ses vols vers et depuis la Tunisie, la Lufthansa a entamé depuis quelques mois l’expérience des vols de jour et ce à raison de trois fois par semaine.
L’expérience semble assez concluante pour la compagnie aérienne allemande au point qu’elle envisage de rendre les vols de jour à cinq par semaine, contre trois actuellement. Mais quelle différence y a-t-il entre les vols de jour et ceux de nuit ? Reportage à bord des Airbus et Boeing de la « Lufth » Tunis, Francfort et autres villes européennes. Précision importante : il s’agit bien d’un reportage et non d’un publi-reportage.
Il y a mieux que les voyages, ce sont les voyages à bord de classe « business » ou « 1st class ». La classe ! Etre traité en VIP, être chouchouté, ne pas subir les longues files d’attente ou encore voir son bagage estampillé de l’étiquette « prioritaire ». Une cerise sur le gâteau ? Voyager à bord de la Lufthansa si vous cherchez à joindre une ville non desservie directement depuis Tunis qu’elle soit en Europe, Asie, Amérique ou Australie. Si l’on excepte Air France, très rares sont les compagnies qui proposent autant de destinations via une seule escale ou deux au grand maximum si votre destination finale est un « trou perdu » dans la planète.
Pour faire Tunis Porto, nous avons donc choisi de transiter par Francfort en utilisant le nouveau vol de jour de la Lufthansa à l’aller et celui de la nuit au retour. Question de voir de près les différences pour le passager lambda.
Le premier des avantages de la Business Class se ressent avant le décollage puisque les passagers ont droit à un meilleur confort, sans voisin au milieu, à l’avant de l’appareil.
L’avion n’a pas encore quitté le ciel tunisien que les hôtesses ont déjà servi les boissons aux passagers. Toutes sortes de jus et sodas sont proposés ainsi que les meilleures boissons alcoolisées, à commencer par les mythiques bières allemandes, les whiskies, les apéros puis ensuite les digestifs.
Une surprise de taille attendait les passagers de la classe « business », au moment du repas. Les hôtesses nous ont servi du couscous. Un couscous au poulet, de couleur rouge bien vive et aux saveurs bien épicées. Sans exagération aucune, ce couscous peut s’aventurer à rivaliser le couscous de ma mère, réputé être le meilleur au monde.
Le soir, au retour vers Tunis, les passagers n’auront pas droit au même traitement. Idem pour les tronçons de jour ou de nuit entre l’Allemagne et le Portugal. Ils choisiront entre le poulet et le poisson ou le poulet et le bœuf.
Arrivée à l’aéroport de Francfort. Les premiers inconvénients du vol du jour vont se sentir pour le passager y faisant juste une escale. C’est que, contrairement aux vols de nuit, les escales du jour sont généralement longues, faute de correspondances immédiates vers la destination finale.
Il est donc évident pour ceux qui n’utilisent Francfort que comme aéroport d’escale, de préférer le vol de nuit au vol du jour à moins qu’ils ne soient pas dérangés de perdre leur temps.
Si c’est le cas, les Lounge (salons) pour les business et first class sont là pour oublier les heures d’attente. Télés, journaux, amuse-gueule, sandwichs et boissons à volonté. Tous types de boissons.
Pas question, par contre, de s’allonger et de roupiller. Si vous n’êtes pas en first class, il faudrait vous suffire d’un fauteuil. Très confortable, certes, mais un fauteuil quand-même ! Préférez donc la first class si vous partez vers une destination lointaine et que vous cherchez le confort total.
On notera que le wifi dans les Lounge de Francfort et de Tunis est payant et que l’on n’accorde aucune priorité aux files d’attentes sur le tronçon tuniso-allemand (aussi bien à Tunis qu’à Francfort) aux passagers business. Les bagages, par ailleurs, ont beau être estampillés d’un petit carton « priority », mais les bagagistes de l’aéroport Tunis Carthage n’en feront pas pour autant prioritaires. C’est un détail, mais c’est généralement là que se cache le diable comme on dit et cette remarque s’applique à toutes les compagnies puisque les bagagistes appartiennent, toujours, à des entreprises de sous-traitance.
On relèvera enfin qu’aucun magazine tunisien n’est distribué dans la classe business et les lecteurs francophones devront choisir parmi deux titres de revues éditées en France. Quant aux journaux tunisiens, on n’en verra ni au départ, ni à l’arrivée. Avoir Réalités ou Afrique Tourisme à bord de la Lufthansa serait un bon plus pour la clientèle tunisienne.
Business or not business ? Finalement, le surcoût du billet n’est pas démérité, mais les avantages de cette classe sont plutôt ressentis dans les longs trajets (comprenez plus de cinq heures de vol avec escale au milieu) que dans des trajets courts.










