Sur la bonne cinquantaine d’entreprises figurant sur le marché boursier tunisien, on enregistre, à la date du 3 septembre, quatre sociétés qui n’ont toujours pas communiqué leurs états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin, comme le stipule la réglementation en vigueur.
Il s’agit de la Stip, de Tunisair, de GIF et d’Attijari Bank. On notera, dans la foulée, que la STB et la Sopat ont communiqué leurs états financiers, certes, mais ces états n’ont pas encore fait l’objet de l’examen limité des commissaires aux comptes.
Dans une démarche plutôt conciliante et pédagogique, le Conseil du marché financier, le gendarme tunisien de la bourse, a préféré lister les entreprises qui lui ont communiqué leurs états financiers, plutôt que d’épingler les retardataires. Retardataires qui ont certainement un motif « justifiant » ce non-respect des dates réglementaires imposées par la loi.
C’est le cas de Tunisair, par exemple, qui n’a d’ailleurs toujours pas tenu son assemblée générale. La raison invoquée, dans les coulisses, est l’absence de sa comissaire aux comptes empêchée, pour des raisons médicales, d’assister à cette réunion. La même qui doit certifier les états intermédiaires.
Le retard de Tunisair ne saurait durer cependant, puisque cette même commissaire a signé les états intermédiaires d’une autre société de la Bourse de Tunis, ce qui annonce, a priori, un retour rapide à ses activités ordinaires.










