Tunis semble être étrange en ce matin du vendredi 14 janvier 2011. Pire qu’un dimanche, elle prend ses airs d’un 1er janvier avec des rues quasiment vides et des commerces fermés. A l’exception d’un café ici ou là et des pharmacies.
Les kiosques à journaux sont fermés, tout comme les opérateurs téléphoniques et quelques guichets de banque. On ne généralise pas, bien entendu, on parle de certains quartiers résidentiels. C’est pourtant un vendredi, jour ouvrable, où les gens devraient être au boulot.
D’un air triste, la Tunisie pleure ses dizaines de morts qui sont tombés durant ces derniers jours. Jusqu’à hier tard le soir, le sang aurait continué à couler, nous dit-on, bien après l’intervention présidentielle.
D’un air joyeux, les Tunisiens parlent de ce discours du chef de l’Etat qui a rappelé aux Tunisiens leur nature pacifiste, que ces airs de guérilla ne leur ressemblent pas.
D’un air déterminé, beaucoup se dirigent vers le centre-ville où une marche pacifiste est prévue. Sera-t-elle de protestation ? Sera-t-elle de congratulation ? En ce vendredi 14 janvier 2011, au centre-ville, à l’avenue Habib Bourguiba à 9 heures du matin, ni les révoltés, ni les exaltés n’étaient au rendez-vous. Ils n’étaient pas là. Ils ont tous la langue de bois après une saoulerie qui n’a que trop duré.
En ce vendredi, Tunis se réveille avec une « gueule de bois »

Mis à jour le: 14 janvier, 00:00
14 janvier 2011, 00h00
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