Des sources participant aux négociations avec le Premier ministre Mohamed Ghannouchi parlent de divergences pour la composition du nouveau gouvernement. Ces négociations devraient aboutir aujourd’hui cependant et la composition du gouvernement sera dévoilée dans les prochaines heures, selon certaines sources. Selon des sources au RCD et certaines sources de l’opposition, cette composition n’aura pas lieu avant demain.
Autre divergence, la date de déroulement des élections. Celles-ci devaient avoir lieu dans les 60 jours. Or l’opposition affirme que cela est impossible dans le cas actuel de la situation, à savoir l’Etat d’urgence. Parmi les partisans de cette position, Mustapha Ben Jâafar, leader du FDTL.
D’autres sources nous affirment que l’opposition rejette la participation de certains partis, parmi lesquels le PSL, le PUP, l’UDU, le PVP…. Ils évoquent diverses raisons parmi lesquelles l’appartenance familiale (pour le cas de Mohamed Bouchiha qu’on vient d’exclure de son parti !) avec des membres de l’ancien régime et de ses proches.
La raison qui revient le plus souvent est que ces partis ont toujours fait preuve de solidarité et de soutien avec le président déchu Zine El Abidine Ben Ali.
En clair, certains partis de l’opposition s’estiment plus légitimes que d’autres pour figurer dans le nouveau gouvernement. Ces mêmes partis désirent l’entrée dans le gouvernement de représentants de l’UGTT et de l’Ordre des Avocats. L’UGTT, à elle seule, veut trois postes au sein de ce gouvernement.
Ceux qu’on essaie d’écarter n’ont pas dit leur dernier mot et rappellent, tel Mondher Thabet, qu’ils ont milité de longues années déjà et qu’ils ont exploité leur proximité avec le régime déchu pour faire évoluer la situation politique et des libertés dans le pays.
Négociations pour la composition du nouveau gouvernement : vers un consensus

Mis à jour le: 16 janvier, 00:00
16 janvier 2011, 00h00
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