Ahmed Friaa, tout nouveau ministre de l’Intérieur, se trouve attaqué de partout au point où l’on s’interroge s’il va longtemps résister aux appels de la rue demandant son départ et à la totale gabegie qui prévaut dans plusieurs administrations publiques et ministères.
La Tunisie est actuellement en état d’urgence, ce qui signifie selon la définition donnée par les autorités compétentes, l’interdiction de tout rassemblement de plus de trois personnes sur la voie publique et les places publiques.
Or cet état d’urgence est actuellement totalement violé et la police tunisienne laisse faire.
Des ministres et des secrétaires d’Etat, des PDG et même de simples salariés sont empêchés par la force d’accéder à leurs bureaux, sans que la police ne vienne à leur aide. Pire, on enregistre même des violences physiques contre de hauts commis de l’Etat !
Il s’agit de règlements de comptes personnels entre des salariés, qui se disent (à tort ou à raison, ce n’est pas la question) martyrisés par leur hiérarchie.
Si dans certains cas, l’initiative est à applaudir (le cas de la BT par exemple) puisque les salariés ont adopté des mesures préventives afin de conserver des documents importants et éviter leur destruction, on enregistre dans la majorité des cas l’exploitation honteuse, de la situation fragile par laquelle passe le pays, par des personnes qui n’ont pas réussi à monter en grade ou qui ont été privés d’avantages en nature indus. Des bras cassés en somme, nous indique un PDG d’une entreprise publique !
Si ces PDG ont failli à leur mission, qu’ils soient jugés ! Mais il est hors de question qu’ils soient vilipendés et lynchés en public. Ce n’est pas le PDG qu’on attaque, c’est toute l’institution publique et celle-ci appartient à tous les Tunisiens et non à quelques fonctionnaires !
L’objectif principal de la révolution du 14-Janvier est de faire respecter la primauté de la loi et non de la violer par quelques prolétaires !










