Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Business News dérange-t-elle (trop) Webmanagercenter et Tekiano ?

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

    Walid Chine, rédacteur à Tekiano, a profité de l’ambiance actuelle pour régler ses comptes, lui aussi, avec ceux qu’il estime être des concurrents ou des ennemis pour lui.
    Agacé, très vraisemblablement, du positionnement de Business News qui a superbement surclassé les sites de sa maison-mère IMG (Webmanagercenter et Tekiano) Walid Chine a pondu lundi 7 février 2011 un pamphlet destiné à chercher à prouver qu’il y a eu un retournement de veste dans notre rédaction. Qu’hier, on soutenait Ben Ali et qu’aujourd’hui, on brûle ce qu’on a adoré.

    Tout d’abord, il n’est pas mauvais de signaler que Business News n’a retiré aucun article de ses archives, à l’exception de celui d’Al Jazeera que nous a imposé la présidence de la République à l’époque. Contrairement à Webmanagercenter qui a effacé tout ce qu’ont écrit, les Maryam Omar et autres, d’articles hyper élogieux sur Ben Ali and co. Vous pouvez vérifier, tapez Ben Ali dans leur moteurs de recherches et vous ne trouverez pas de traces de ces papiers. Heureusement que les newsletters portant les titres de ces articles se trouvent encore dans nos boîtes mail. Déontologiquement parlant, IMG a plutôt des leçons à recevoir qu’à en donner.

    On nous taxe d’avoir été pro Ben Ali, mais M. Chine omet de signaler à ses lecteurs que le signataire de ces lignes n’a jamais eu une quelconque subvention de Ben Ali ou de l’ATCE. Peut-il en dire autant pour lui ? Nous n’avons fait que vendre nos espaces pub et la pub publique (transitant par l’ATCE) est loin d’être majoritaire chez nous.
    Contrairement à M. Chine (lorsqu’il était à l’Expression), nous avons refusé de recevoir de la subvention de l’Etat américain via le MEPI, parce que nous estimions (et nous estimons encore) que toute subvention publique (tunisienne ou étrangère) veut dire une restriction dans nos libertés et une ingérence dans notre ligne éditoriale.
    Alors que M. Chine se trimbalait d’un salon de thé à un stade, le signataire de ces lignes se débattait contre les contrôles CNSS ou les convocations à la Brigade Criminelle à El Gorjani (et la convocation est encore accrochée dans nos locaux) pour avoir publié des articles ayant déplu à l’ancien régime. Il fait semblant de ne pas avoir eu vent des menaces de mort de Imed Trabelsi contre Khaled Boumiza (d’African Manager) !
    Le pamphlétaire parle de notre article « les managers de l’année », mais n’a pas eu l’honnêteté de signaler que cet article visait à montrer au grand public, à un moment bien critique de la révolution, qui faisait réellement le business dans le pays.
    Alors que lui et ses collègues taisaient les affaires douteuses de la famille, Business News les publiait en dépit des pressions, des menaces et des sanctions. Et l’article qu’il cite nous a valu son lot de sanctions, nous l’avons écrit à nos lecteurs, mais M. Chine a tenu à ne voir que ce qu’il voulait voir.
    Il n’a pas vu combien, parmi ses collègues d’IMG, allaient voir régulièrement Abdelwaheb Abdallah pour dresser leur rapport régulier ? On les voyait même dans les réceptions publiques faire ce type de rapports ! Et les témoins sont encore vivants, mais là aussi, il fait semblant de ne pas savoir.

    Le même parle de notre ancien actionnaire, Taoufik Habaieb. C’est extraordinairement vrai ! Comment le sait-il, si ce n’était pas nous qui l’avons dit publiquement en toute transparence ! En sait-on quelque chose sur l’actionnariat d’IMG, s’il y a des Tunisiens, des Américains, des Islamistes ou des Sionistes ? Contrairement à Business News, l’opacité totale règne à IMG dont l’actionnariat est bien inconnu.
    Cette opacité n’est pas nouvelle à IMG puisque le signataire de ces lignes y a travaillé durant des années et sait que cette entreprise n’a jamais versé, pour son compte, de retenue à la source à l’Etat ! Preuves à l’appui, nous avons encore les ordres de virement non accompagnés par les 15% de retenue fiscale.
    Nous sommes prêts à tout contrôle fiscal ! IMG n’en dira pas autant ! Qu’elle commence à rembourser les sommes dues à ses anciens journalistes-fondateurs et à l’administration fiscale avant de permettre à ses pamphlétaires de donner des leçons de patriotisme !

    Walid Chine continue dans sa malhonnêteté pour ne pas voir notre chronique « confessions… » publiée deux semaines avant le 14-Janvier et dans laquelle nous expliquions à nos lecteurs, avec des mots à peine couverts, nos contraintes et les pressions qu’on subissait.
    En dépit des pressions, nous ne supprimions pas nos articles. Nous avons été les premiers (avec Tunis Hebdo) à dénoncer la censure de Facebook ou encore la censure de l’internet et ces articles nous ont valu leurs lots de problèmes et nous avions refusé de supprimer ces articles, malgré la pression de l’époque. Il se trouve que M. Chine a retiré son article, juste après notre coup de fil à son directeur ! Le courage n’y était pas avant le 14-Janvier, mais il ne s’est pas créé non plus après le 14 !
    Business News avait eu le courage, par contre, de dire non quand on lui demandait d’attaquer tel opposant ou de toucher l’honneur de tel autre « ennemi » du régime. Jamais, nous n’avions diffamé ou insulté quiconque. Jamais, non plus, nous n’avions eu une médaille ou un prix de la part de l’ancien régime. Au contraire !
    Le signataire de ses lignes a déposé depuis 2001 une demande pour un journal papier qu’il n’a jamais obtenue. Malgré cela, nous avons résisté et nous avons créé Business News profitant du vide législatif et ce après avoir participé à l’essor de Webmanagercenter pendant des années.

    Qu’à cela ne tienne, que Tekiano retire ou non son pamphlet, Business News demandera dédommagement à la justice et ira jusqu’au bout, contre Walid Chine et son employeur. Il y avait trop de mauvaise foi et de malhonnêteté pour que la justice ne soit pas saisie.
    Si c’était Nizar Bahloul qui était attaqué, passe encore ! Mais là, c’est Business News, un journal qui nourrit 17 familles ! On ne peut pas se permettre de toucher à la réputation de ce journal avec de la diffamation et de la rancœur. M. Chine, il y a une justice et elle dira son dernier mot. Les tribunaux, nous les avons connus dans leurs pires moments (avant le 14-Janvier), estimez vous heureux que vous allez les connaitre dans leurs bons moments.

    Depuis que nous sommes devenus le deuxième média, derrière Mosaïque FM, nous subissions des attaques en bonne et due forme dans les commentaires insultants à notre égard de certains de nos lecteurs. Nous avons fait une enquête et nous avons découvert qu’il s’agissait d’une poignée de personnes. Là, avec le pamphlet de Tekiano, nous montons d’un cran. La rançon du succès ? Peut-être ! On s’en passerait volontiers, car notre pays et notamment la presse électronique, a besoin de toutes ses forces, a besoin d’union, a besoin que tout un chacun mette la main dans la main pour l’essor de NOTRE Tunisie.

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *