S’il y a un secteur qui a été touché de plein fouet par la situation politique actuelle en Tunisie, c’est bien celui du tourisme. Parmi les acteurs clé de ce secteur, les agences de voyages semblent avoir subi des pertes importantes qui posent même le risque de survie pour certaines d’entre elles. C’est pourquoi le site d’informations touristiques « Destination Tunisie » a organisé le 17 février 2011, une table ronde interprofessionnelle visant à poser les problèmes de cette profession, à proposer des solutions à très court terme et à tracer les perspectives d’évolution du secteur à moyen terme.
Le problème des agences de voyage-billettistes dans la conjoncture actuelle est facile à comprendre. Les dépenses immédiates ne peuvent plus être couvertes par des recettes en chute vertigineuse. Il y, a par conséquent, des problèmes de trésorerie qui mettent en péril l’existence même des entreprises.
Face à cette problématique, les professionnels du métier demandent l’aide et la solidarité des autres acteurs et parties prenantes du secteur touristique. En premier lieu, les banques, qui sont appelées à fournir plus facilement du financement et à baisser certaines de leurs commissions. Les compagnies aériennes, qui sont priées de proposer des billets à tarif réduit pour les vols internationaux ou internes, du moins à titre provisoire. Aux hôteliers, qui doivent, selon plusieurs intervenants, réserver les meilleures offres aux agences de voyage et non plus aux amicales d’entreprise, et consacrer plus d’effort à l’accueil et au service du touriste tunisien.
Enfin, last but not least, à l’Etat, à qui il est demandé notamment de réduire la TVA et de supprimer les cotisations sociales pour 3 mois renouvelables et d’augmenter la commission pour les agences de voyage de 1 % à 5 %. Un intervenant de Tunisair a même appelé à la suppression du timbre de voyage ou du visa entre l’Egypte et la Tunisie.
Comme on le constate, les revendications abondent. Malheureusement, certains interlocuteurs concernés par le débat n’étaient pas présents. Il n’y avait aucun représentant du ministère du Tourisme, de l’ONTT ou de la BCT malgré les invitations lancées par les organisateurs. Il y avait donc plus de questions et de propositions que de réponses concrètes et d’engagements.
Finissons par une note optimiste. C’est l’information donnés par le représentant de la compagnie Emirates d’un envol des réservations de billets pour la Tunisie pour le mois de mars, envol remarqué depuis la levée du couvre-feu. Espérons que cette tendance se confirme pour permettre de dépasser rapidement les problèmes auxquels font face les acteurs de notre tourisme.










